Scandale au CHRACERH : l'hôpital « bébé » de Chantal Biya se meurt, délestages, factures vertigineuses et dérives managériales. Inauguré en grande pompe en 2016 par la Première Dame, le Centre Hospitalier de Recherche et d'Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine serait en plein naufrage. Faute de la vigilance de sa marraine, « mobilisée sur plusieurs fronts » (santé de Paul Biya, batailles politiques), l'établissement dirigé par le Pr Jean-Marie Kasia accumule les plaintes : coupures d'électricité, absence de repas facturés, patients exposés aux moustiques. « Le CHRACERH est malade », dénonce la tribune.
Scandale au CHRACERH : Entre délestages, surfacturation et dérives managériales
S'il reste une chose "de référence" dans ce Centre Hospitalier, c'est bien le volet des factures exorbitantes imposées aux patients, ainsi que des conditions logistiques aux antipodes de l'image de prestige que renvoie la structure.
Il est évident que le Centre Hospitalier de Recherche et d'Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine (CHRACERH) de Yaoundé regorge d'un potentiel humain indéniable, notamment grâce à des spécialistes de renom. Inauguré en grande pompe en 2016 par la Première Dame, Chantal Biya — sa marraine par excellence —, l’établissement a permis à de nombreux couples de retrouver le sourire grâce à la procréation médicalement assistée ou au traitement de l'infertilité.
Pendant longtemps, cet établissement s'est bien porté, sans doute parce que sa marraine se montrait particulièrement vigilante, y injectant régulièrement des fonds importants et du matériel de pointe sous forme de dons. Malheureusement, depuis un certain temps, Chantal Biya semble mobilisée sur plusieurs fronts : batailles politiques, santé de son illustre époux affaibli par le poids de l'âge, et projets personnels.
Sous l'autorité de l'inénarrable Pr Jean-Marie Kasia, cette belle initiative prend désormais du plomb dans l'aile. Le CHRACERH est malade et les plaintes des patients affluent. À titre d'exemple, ceux qui y ont séjourné le week-end dernier témoigneront de l'absence totale de lumière suite à de multiples délestages. Faute d'alternatives pour pallier ces coupures d'électricité, le séjour des mères et des bébés devient invivable, ces derniers étant exposés aux piqûres de moustiques.
Et ce n'est pas tout. Les patients dénoncent également des factures vertigineuses et des cas de surfacturation. Par exemple, bien que les repas soient facturés quotidiennement, les malades n'auraient rien eu à se mettre sous la dent durant tout le week-end.
Face à cette situation alarmante, certaines voix évoquent une démotivation totale du Pr Kasia, qui serait épuisé physiquement et moralement après avoir longtemps stagné à la tête de cette structure. D'autres, en revanche, pointent ses ambitions politiques : il se murmure qu'il viserait un maroquin ministériel. En attendant, la situation passe de Charybde en Scylla sous son regard impuissant, bien que ce dernier ne tarisse jamais d'éloges à l'endroit de l'épouse du Chef de l'État, laquelle lui a permis de bâtir une solide santé financière grâce à ce poste lucratif.
Autre "atout" pour ce tireur d'élite — qui ne semble négliger aucune cible, toutes catégories confondues — : Monsieur l'Administrateur Directeur Général n'a jamais fait dans la dentelle pour ce qui est de l'un de ses sports favoris. Vive le très brillant spécialiste en chirurgie endoscopique. Le Cameroun a dépassé le temps des simples artifices.