Le Cameroun ne va plus pouvoir compter sur un de ses plus grands soldats. Il s’agit du Général de division, Philippe Mpay. L’homme s’en est allé.
L’autorité a fermé les yeux et rendu son souffle il y a quelques heures à l’hôpital militaire de Yaoundé des suites de maladie. Plus de détails sur l’homme avec Digital B Agency.
Digne fils Basaa, né en 1939 à Nguibassa dans le Nyong-et-Kellé, le Général Philippe Mpay laisse derrière lui l’image d’un officier d’exception, respecté pour sa rigueur, son intégrité et son attachement indéfectible à la République.
Formé dans les plus prestigieuses écoles militaires françaises, notamment à Saint-Cyr et à l’École supérieure de guerre de Paris, il aura consacré plus de soixante années de sa vie au service des Forces armées camerounaises et de la Nation.
De commandant des Écoles militaires à patron du Commandement opérationnel de Douala, où il mena une lutte implacable contre la grande criminalité et les coupeurs de route, le Général Philippe Mpay, affectueusement surnommé « Man Badjob », s’est imposé comme le cauchemar des criminels et un modèle de discipline pour plusieurs générations d’officiers.
Homme discret mais d’action, militaire respecté et pédagogue admiré, il incarnait les valeurs de loyauté, de patriotisme et d’excellence. Jusqu’aux dernières années de sa vie, il continuait de transmettre son expérience aux jeunes officiers, notamment à travers l’Emia et l’École supérieure internationale de guerre.
Avec sa disparition, le Cameroun perd une mémoire vivante de son armée, un bâtisseur, un stratège et un serviteur infatigable de l’État.
L’homme, selon beaucoup de sources consultées, était proche de Paul Biya à qui il rendait compte régulièrement.