Les funérailles de l'opposant Anicet Ekane ont été organisés. Sa sœur Gertrude était présente et elle a pris la parole. Résumé de Jorel Jacques Zang.
Gertrude Ekane, l'une des sœurs d'Ekane, a eu à prendre la parole publiquement aux obsèques de son frère. Elle a dit que la famille Ekane à la base, ce sont d'abord des personnes très têtues de nature, que ce soient les femmes comme les garçons de leur famille.
Elle ajouta que ce comportement d'être têtu est tellement dans leur sang qu'à chaque fois qu'ils faisaient des réunions familiales, c'est Anicet Ekane qui remettait de l'ordre en demandant aux uns et aux autres de se taire et quand il parlait, tout le monde s'exécutait.
Par la suite, elle a présenté des excuses aux enfants de son frère au nom de ses frères et sœurs en disant que quand on perd un frère ou une sœur, il n'y a pas de nom.
Quand on perd un mari ou une femme, on est veuf ou veuve et par la suite on peut aller se remarier et oublier son ou sa défunte partenaire. Mais quand on perd un papa ou une maman, on a vraiment tout perdu car un papa ou une maman ne se remplace pas.
Par conséquent, les plus grands perdants de cet assassinat d'Anicet Ekane par le régime en place sont ses enfants.