Célestin Tawamba et Ben Modo : Jeune Afrique révèle les deux hommes qui résistent au système Ngoh Ngoh

Celestin Tawamba I GICAM.png Image illustrative

Mon, 11 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans un système aussi verrouillé que celui que Ferdinand Ngoh Ngoh a construit autour de lui, ceux qui osent le contester publiquement sont rares. Jeune Afrique, dans son enquête exclusive du 10 mai, en identifie deux — dont les profils et les modes de résistance sont radicalement différents.

Le premier est Célestin Tawamba, patron du GECAM, le plus grand groupement patronal du Cameroun. Jeune Afrique le décrit comme «l'incarnation même de la méfiance que la présidence de la République éprouve depuis toujours à l'égard des milieux d'affaires». Critique assumé de «la gouvernance économique du pays», il n'hésite pas à «exprimer des positions divergentes sur certaines politiques publiques, dont la plupart sont adoptées par le secrétariat général de la présidence». Il entretient en outre une proximité avec Joseph Dion Ngute (Premier Ministre) et Louis Paul Motaze (Finances) — deux figures que Jeune Afrique place dans un «camp rival à celui de Ngoh Ngoh». Une résistance institutionnelle, menée de l'intérieur du système économique camerounais.

Le second rebelle est d'une tout autre nature. Ben Modo, ex-dirigeant de Prime Potomac, opère depuis les États-Unis en diffusant «régulièrement sur les réseaux sociaux des vidéos dans lesquelles il attaque avec véhémence Paul Biya et Ferdinand Ngoh Ngoh, dont il fut pourtant un proche». Un ancien allié devenu ennemi juré — dont la parole libre depuis l'exil américain constitue l'une des rares sources de critique directe et nommée du SGPR accessible au grand public.

Deux hommes, deux postures, un même adversaire. Jeune Afrique ne dit pas si ces résistances changeront quelque chose. Mais les avoir nommées dans une enquête d'une telle ampleur constitue déjà, en soi, un acte politique.

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