'Nuit des longs couteaux au sein du RDPC, la gérontocratie est menacée'
Les récents décès de plusieurs figures du RDPC sont perçus comme le signe d’un prétendu repositionnement politique en vue d’une succession au sommet de l’État camerounais. Certains proches du pouvoir seraient progressivement écartés afin de faciliter l’accession de Franck Biya au pouvoir. L’on assiste à des spéculations autour de récentes réformes constitutionnelles et de possibles rivalités internes au sein du régime de Paul Biya. Cette situation peut être comparée à des scénarios de succession observés dans d’autres pays africains comme le Gabon.
Nuit des longs couteaux au sein du RDPC, la gérontocratie est menacée. Francky fait le ménage avant la prise du pouvoir.
En l'espace de trois semaines, quatre caciques du système gérontocrato-clanico-sanguinaire Biya-RDPC sont tombés. Après les jeunes Marcel Niat Njifenji et George Tabetando Nfor Ndiebnso c'est au tour des jeunots Alexis Dipanda Mouelle et Djibril Cavayé Yéguié.
Avant la fin de cette année, trois ou quatre autres crocodiles RDPCistes seront frappés. Que Clément Atangana, Martin Mbarga Nguélé, Laurent Esso et René Claude Meka se préparent. Tous ceux qui pourraient représenter une menace pour l'accession au pouvoir de Francky seront foudroyés. Le condescendant Clément Atanga Nji, Ferdinand Ngoh Ngoh (l'amant de Chantal) qui convoite le fauteuil présidentiel et même Pierre Amoughou Bélinga depuis sa cellule dorée pourraient être désactivé par "l'héritier" du Biyameroum. Chantal Pulchérie Vigouroux Epse Biya, son fils aîné Franck Hertz et George-Gilbert Baongla (le fils putatif de Paul Barthélémy Biya Bi-Mvondo) ne seront pas épargnés s'ils ne font pas allégeance au Prince.
Bon À Savoir : Avant la révision constitutionnelle, c'est le Président du Sénat qui assurait l'intérim en cas de vacance du pouvoir au Cameroun. Marcel Niat Njifenji, le Président du Sénat, est décédé quelques jours après cette révision constitutionnelle, son vice-président, Chief George Tabetando Nfor Ndiebnso est décédé dix jours plus tard. Seul un naïf croirait au hasard. Ce scénario me rappelle celui du Gabon. Avant la prise du pouvoir par Alain Bernard (Ali) Bongo (fils putatif d'Albert Bernard Bongo), George Rawiri (Président du Sénat), Édith Lucie Bongo et plusieurs caciques du système pédo-satanique Bongo-PDG furent désactivés.
Il y a quelques mois, avant le coup d'État électoral sanguinaire du 12 octobre 2025 au Cameroun, je disais que ce simulacre électoral n'était pas pour Paul Biya (qui n'existe plus depuis février 2018) mais pour son successeur. Des esprits égarés m'ont dit que j'avais une lecture erronée. Moins d'un an plus tard, le temps me donne raison. Après la révision constitutionnelle d'Avril 2026, celui qui sera nommé Vice-Président de la République terminera le mandat comme Président de la République car le décès de Biya sera enfin officialisé avant la fin de ce mandat.
Omwanawintché