'Le respect des travailleurs ne peut être différé indéfiniment'
Les employés en France de AMEDIA FRANCE SAS, la société éditrice de AFRICA 24, chaîne financée par le cabinet civil de la présidence de la République ont 5 mois d’arriérés de salaire. Ils viennent de dénoncer une grave crise sociale au sein de l’entreprise, marquée par cinq mois de salaires impayés, dans un communiqué publié à Paris le 12 mai 2026. À travers cette sortie, les salariés d’Africa24 affirment que cette situation plonge les employés et leurs familles dans une grande précarité. Ils indiquent avoir multiplié les démarches auprès de la direction sans obtenir de solution concrète ni de calendrier de paiement. Ils interpellent également l’État du Cameroun, présenté comme principal actionnaire, afin qu’il intervienne rapidement pour régler les arriérés de salaires. Tout en privilégiant le dialogue, les salariés menacent de saisir les juridictions compétentes et les institutions de défense des droits des travailleurs si la situation n’est pas rapidement régularisée.
« Paris, le 12 mai 2026
Nous, les salariés de Amedia France / Africa24, portons à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale la situation sociale et humaine extrêmement grave que nous subissons depuis plusieurs mois.
À ce jour, cinq mois de salaires demeurent impayés, plaçant les employés et leurs familles dans une précarité inacceptable. Malgré de nombreuses démarches internes, alertes et demandes adressées à la direction, aucune solution concrète ni calendrier fiable de paiement ne nous ont été communiqués.
Cette situation constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux des travailleurs et met en péril notre dignité, notre stabilité sociale ainsi que celle de nos familles.
Nous attirons solennellement l’attention du principal actionnaire, l’État du Cameroun, afin qu’il prenne ses responsabilités et intervienne immédiatement pour le règlement intégral des arriérés de salaires.
Nous réaffirmons notre attachement au dialogue et à une résolution pacifique de cette crise sociale. Toutefois, face au silence persistant et à l’absence de réponses concrètes, nous nous réservons désormais le droit de saisir les juridictions compétentes ainsi que toutes les institutions administratives, sociales et judiciaires nationales et internationales habilitées à faire respecter les droits des travailleurs.
À défaut d’une régularisation rapide de la situation, nous engagerons toutes les procédures légales nécessaires afin d’obtenir réparation du préjudice moral, social et financier subi par les salariés.
Nous appelons également les autorités publiques, les organisations syndicales, les défenseurs des droits humains et les partenaires institutionnels à se mobiliser afin qu’une solution urgente soit trouvée.
Le respect des travailleurs ne peut être différé indéfiniment.
Les 12 salariés de Amedia France / Africa24»