Un habitant s’est plaint à N'ziu Manto. Il vit à Garoua et signale les rafles multipliées dans plusieurs quartiers, notamment Bibemire, Lopéré, Foulberé, Tchakamidari, Poumpoumré, Souari.
C'est un contrôle mixte impliquant police, gendarmerie et l’armée. Ils ciblent les jeunes de 17, 20 et 25 ans. Ils arrêtent seulement, peu importe si tu as la carte ou pas, élèves, étudiants, commerçants, ainsi que leurs engins : vélo, tricycle, moto et même des appareils électroniques.
Actuellement où je vous écris, je suis au commissariat central de Garoua où ils ont rassemblé tous ces jeunes afin de relever leurs noms et demander 10 000 francs à ceux qui ont la CNI et 40 000 francs pour ceux qui n'en ont pas.
Quelqu'un de la police m'a soufflé qu'ils craignent une manifestation le jour du 20 mai comme c'était le cas lors du défilé le 11 février dernier. Cependant, ils veulent faire savoir au public que ces jeunes sont des délinquants qui font la rébellion dans la ville.
Vraiment, nos enfants sont traumatisés, eux qui vont composer les examens bientôt dans quelques jours.