Contrairement à ce que certains médias tapis dans l’ombre ont fait croire aux publics, l’insalubrité résulte de l’incivisme qui caractérise les populations de la ville de Douala.
Depuis quelques jours, le débat sur l’hygiène et la salubrité publique a refait surface dans notre cité Douala. Dans un reportage tendancieux réalisé par certains supports médiatiques opérant dans la cité capitale économique, on a été désagréablement surpris de constater que des reporters ont choisi de façon délibérée de montrer la face cachée d’une responsabilité, qu’ils tentent d’imputer au maire Roger Mbassa Ndinè.
« Le quatrième arrondissement est particulièrement et laisse. Les ordures ménagères jonchent les rues, et laissent transparaitre un désordre et de nombreuses odeurs çà et là », ont-ils relayé. Les vox pop réalisés et diffusés par ceux-ci dans leur reportage ont laissé entendre des voix des compatriotes certainement manipulés, mais qui ont indiqué que des ordures dictent leur loi dans cette partie de la capitale économique. Ils vont plus loin pour indexer la société Hysacam, qu’ils accusent de faire un mauvais travail.
Ils disent par ailleurs que la communauté urbaine de Douala a échoué dans le processus d’assainissement de la ville Cette réaction est semblable à une chasse à l’homme. Une volonté de livrer à la vindicte populaire les autorités de la ville de Douala et notamment le maire de la ville. Pourtant, il déploie de nombreux efforts relatifs à cette situation.
Leur attitude surprend d’ailleurs, ce d’autant plus que la présence des ordures ménagères sur la voie publique ne dépend pas de la volonté du maire de la ville. Mais d’avantage de l’incivisme qui caractérise les uns et les autres, les amenant à refuser de verser leurs déchets et ordures dans les bacs qui sont posés à des endroits précis pour recueillir les ordures. Cet incivisme a permis de constater que les Camerounais, même ceux sur qui les pouvoirs publics croyaient pouvoir compter pour sensibiliser les autres, sont plus dis- courtoises que ces compatriotes qu’il convient encore de sensibiliser sur les inconvénients de leurs actes.
Soit parce qu’ils n’ont pas le cursus académique requis pour comprendre certaines choses, soit parce qu’ils n’ont pas la volonté de se conformer aux exigences des milieux urbains et surtout respecter les droits des autres. La solution de l’hygiène et la salubrité publique dans la ville de Douala n’est pas le Maire de la ville. Mais, elle viendra de la contribution de tous et de chacun pour le respect scrupuleux des points de collecte. Car, ce n’est qu’en versant les ordures dans les bacs que la société en charge de la collecte va ramasser rapidement les déchets, qui jonchent certains points de la rue.
Inutile donc de pointer du doigt le premier magistrat municipal de la ville. Car, il a bel pensé à ce dossier il y a quelques mois, en signant même un partenariat avec une autre société qui devait prêter main forte à Hysacam, dans le processus visant à assainir le quatrième arrondissement. Mais, puisque l’incivisme bat toujours son plein, on a l’impression que le maire ne fait rien pour sortir la ville de cette situation. Pourtant, même à travers l’opération « Douala clean city », les choses ont beaucoup évolué.