Derrière la défense d'Issa Tchiroma Bakary, la tribune de Jean-Claude Mbede Fouda dresse un réquisitoire contre les divisions qui minent l'opposition camerounaise. L'auteur accuse certains acteurs de vouloir « effacer Tchiroma pour imposer leur leader » et de saboter les initiatives diplomatiques en cours. « Le régime n'est pas prêt à lâcher le pouvoir pour une opposition divisée », prévient-il.
L'information : À travers une tribune en apparence consacrée à la défense d'Issa Tchiroma Bakary, Jean-Claude Mbede Fouda livre une analyse sans concession des fractures qui traversent l'opposition camerounaise. Il dénonce des « cabales » et des « politiques de "ça gâte, ça gâte" » qui, selon lui, ne profitent qu'au régime en place.
Des opposants qui se déchirent : « Le régime n'est pas prêt à lâcher le pouvoir pour une opposition divisée », écrit Mbede Fouda. Il accuse certains leaders de chercher à affaiblir Tchiroma pour imposer leur propre candidat, allant jusqu'à évoquer « le boycott incompréhensible des obsèques » d'Anicet Ekane par une partie de l'opposition. « Certains veulent voir trépasser tous les leaders pour faire la place au leur », dénonce-t-il.
Deux visions du changement : L'auteur oppose deux approches : celle de Tchiroma, qui a choisi la diplomatie pour éviter de nouvelles pertes humaines, et celle d'une opposition qui « s'agite avec les mêmes éléments de langage sur la toile ». « Il faut que cette politique de "ça gâte, ça gâte" cesse », martèle-t-il, estimant qu'elle ne profitera qu'au régime.
Le risque de l'échec collectif : Pour Mbede Fouda, le choix est désormais clair : « soit Tchiroma prend son pouvoir par la diplomatie, soit l'opposition perdra totalement tout espoir de prendre le pouvoir et laissera le régime se renouveler. » Un avertissement adressé à l'ensemble des acteurs de l'opposition, appelés à s'unir derrière la dynamique en cours.
« Le peuple l'a décidé : ce sera Tchiroma ou le régime » : L'auteur conclut sur une note sans équivoque : « Le peuple l'a décidé, pour la transition, ce sera Tchiroma ou le régime. Personne d'autre. » Un message qui ne laisse guère de place aux ambitions personnelles.