Fouille de téléphone dans le cadre d'une enquête
Ces dernières heures, l'affaire Martinez Zogo a de nouveau permis de se rendre compte de la cruauté légendaire des personnes impliquées dans ce crime et qui sont jugées. Le journaliste a été assassiné, c'est un fait. Par qui et comment, c'est ce que découvre progressivement la justice qui fait son travail. En l'état, le moins que l'on puisse dire, c'est que les bourreaux y sont allés vraiment très fort.
Dans ce scandale qui a commencé par défrayer la chronique depuis des mois, même des années maintenant, les secrets sont glaçants. Ils sont à peine croyables.
Le média Canal 2 insiste sur la brutalité des révélations lorsque les acteurs de la justice ont fait parler les téléphones portables au tribunal où se déroule le procès interminable, depuis la découverte du corps sans vie de l'animateur radio, Martinez Zogo, à Ebogo, ce quartier silencieux de Yaoundé.
Le procès sur l'assassinat du journaliste Martinez Zogo a franchi un cap au tribunal militaire de Yaoundé le 1er juin passé. La famille, les accusés, leurs conseils, des observateurs, des visages de la justice et représentants de la loi, etc. étaient présents pour avancer sur le verdict à rendre.
Au cœur des débats, comme nous pouvons le confirmer, se trouve l'expertise numérique des téléphones qui ont été saisis pour des besoins d'enquête. C'est ainsi que Georges Bell Bitjocka est passé à la barre.
Ce dernier est un expert en sécurité des systèmes d'information. Bitjocka a livré un « témoignage technique implacable qui fragilise la défense », selon le média susmentionné.
Il parle d'échanges compromettants, des connexions entre certains accusés et surtout il a été projeté des vidéos inédites qui montrent le journaliste Martinez Zogo dans ses derniers instants de supplice. Les images étaient tellement bouleversantes et ont plongé la salle d'audience dans une émotion jamais atteinte auparavant.
C'est donc un grand pas qui vient d'être posé dans ce long processus destiné à faire connaître la vérité à tout le monde. On a hâte d'y être.