Plagiat : sale temps pour Pascal Messanga Nyamding

Pascal Messanga Nyamding Ccc Image illustrative

Sat, 13 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Un scandale ignoré : alors que l’Université Paris Cité a retiré le doctorat d’Étienne Klein pour plagiat massif (2/3 de sa thèse), le Dr Pascal Messanga Nyamding continue d’occuper son poste de Maître de Conférences au Cameroun, malgré des accusations similaires. En 2024, Jean Bonheur Résistant avait dénoncé le copier-coller grotesque de la thèse du Pr Jörg Gerkrath (Université du Luxembourg) dans les travaux de Nyamding. Malgré les preuves accablantes et les insultes de ses partisans, aucune enquête sérieuse n’a été ouverte par l’IRIC, l’Université de Yaoundé ou le ministère de l’Enseignement supérieur. Pourquoi cette impunité ? Alors que des institutions françaises agissent avec rigueur, le Cameroun ferme les yeux sur la fraude académique.



DÉDICACE AU DOCTEUR-PLAGIAIRE PASCAL MESSANGA NYAMDING : Pascal Messanga Nyamding

Légendes des photos

1- le Plagiaire

2- Pr Jörg Gerkrath qui a été plagié par le Dr Messanga Nyamding

3- Moi-même au Luxembourg lorsque je me rendais à la rencontre du Professeur Jörg Gerkrath mais malheureusement c'était l'été et il était en congés !

Étienne Klein perd son doctorat après une enquête sur le plagiat de sa thèse

L’Université Paris Cité a décidé de retirer à Étienne Klein son doctorat en philosophie des sciences, après une enquête ouverte à la suite des révélations d’Arrêt sur images sur le plagiat de sa thèse. D’après le média, la procédure, menée pendant 20 mois, a confirmé l’ampleur des copiés-collés et identifié des passages plagiés dans environ deux tiers des pages du travail doctoral.

Le physicien et vulgarisateur scientifique est également interdit de réinscription en doctorat. Cette double sanction lui aurait été notifiée au début du mois de juin.

Contactée par ActuaLitté, l’Université Paris Cité confirme avoir prononcé des décisions individuelles visant Étienne Klein, qui lui ont été notifiées.

L’établissement ne précise pas leur contenu et indique ne pas vouloir «faire davantage de commentaires sur une situation individuelle».

Environ deux tiers des pages

L’affaire trouve son origine dans une enquête publiée en août 2024 par Arrêt sur images. Les journalistes Loris Guémart et Jean Abbiateci avaient alors examiné la thèse soutenue par Étienne Klein en 1999 à l’Université Paris-Diderot, devenue depuis Université Paris Cité. Ce travail, intitulé Études sur la question de l’unité en physique, avait été publié l’année suivante aux Presses universitaires de France sous le titre L’Unité de la physique.

À l’époque, Arrêt sur images affirmait avoir recensé des passages plagiés dans 88 des 429 pages du livre issu de la thèse, soit un peu plus de 20 % de l’ensemble. L’enquête pointait des emprunts non signalés à une vingtaine d’auteurs et autrices, provenant aussi bien d’ouvrages spécialisés que de textes plus grand public. Parmi les sources identifiées figuraient notamment Louis de Broglie, Albert Camus, Jean-Michel Besnier, Daniel Parrochia, François Grégoire, Gerald Holton ou encore Michel Paty, membre du jury de thèse.

Les exemples relevés portaient parfois sur des phrases isolées, mais aussi sur des paragraphes ou pages entières repris sans guillemets ni attribution. La première page de L’Unité de la physique reprenait des formulations du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus, puis des passages tirés d’ouvrages de philosophie des sciences. Une autre partie était attribuée à un article de Louis de Broglie, prix Nobel de physique, tandis que des références philosophiques anciennes, autour d’Aristote ou Thomas d’Aquin, provenaient de l’Encyclopædia Universalis ou de volumes Que sais-je?.

Le média décrivait aussi une méthode consistant à mentionner un auteur une fois, avant de reprendre de longs passages sans nouvelle attribution. Dans l’un des cas évoqués, plusieurs pages auraient ainsi été empruntées à Gerald Holton, physicien et historien des sciences américain. D’autres passages concernaient des travaux de membres du jury de thèse, ce qui donnait à l’affaire une dimension académique particulièrement sensible.

À la suite de ces révélations, l’Université Paris Cité avait ouvert une instruction. Cette procédure a été conduite par les référents à l’intégrité scientifique de l’Université Paris Cité et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il est directeur de recherche, avec l’appui d’experts du plagiat. L’enquête universitaire aurait finalement confirmé les premiers constats, tout en élargissant considérablement le périmètre des emprunts identifiés. Les passages problématiques ne concerneraient plus seulement un cinquième de la thèse, mais environ deux tiers des pages.

Lors de l’éclatement de l’affaire, en 2024, un internaute avait également soumis la thèse du vulgarisateur scientifique au logiciel anti-plagiat Compilatio. Le résultat faisait apparaître « 64 % de similitudes ». Il ajoutait alors : « C’est en effet violent, pour nos étudiants au-delà de 20 % on va voir en détail... Compilatio voit surtout le plagiat de Lambert ou Besnier et la surabondance de citations. Mais ce qui est fou est la quantité de recyclage ultérieur... »

Des excuses après la contestation

La sanction est lourde : retrait du doctorat et impossibilité de se réinscrire en doctorat. Étienne Klein dispose encore de voies de recours, auprès de l’université, puis éventuellement devant le tribunal administratif. Son employeur, le CEA, a indiqué avoir « pris connaissance » des sanctions prises par l’université et « agir en conséquence », tout en ne souhaitant pas s’exprimer davantage sur une situation individuelle.

L’affaire touche une personnalité centrale de la vulgarisation scientifique en France. Étienne Klein est connu pour ses nombreux ouvrages, ses conférences, ses interventions dans les médias et son émission La Conversation scientifique sur France Culture. Son autorité publique s’est largement construite à la frontière de la physique, de la philosophie des sciences et de la médiation auprès du grand public.

Or ce retrait de doctorat ne surgit pas dans un vide. Depuis 2016, plusieurs enquêtes journalistiques ont déjà mis en cause Étienne Klein pour des emprunts non crédités. L’Express avait notamment révélé des passages repris dans Le Pays qu’habitait Albert Einstein, publié chez Actes Sud, ainsi que dans certaines chroniques. Ces accusations avaient eu une conséquence institutionnelle : nommé en 2016 à la présidence du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, il avait été relevé de cette fonction par décret présidentiel en avril 2017.

En 2024, l’affaire a donc changé d’échelle. Étienne Klein avait d’abord réagi aux accusations par un message publié sur X, ensuite supprimé, dans lequel il contestait la démarche journalistique et invoquait notamment la place de l’emprunt, de la mémoire et de la reprise dans le travail intellectuel.

Quelques jours plus tard, il avait adopté un ton différent, reconnaissant avoir « enfreint certaines règles » et présentant ses excuses. Il expliquait alors avoir parfois fait siens des éléments écrits par d’autres, évoquant une thèse rédigée il y a plus d’un quart de siècle, dans un champ très vaste, avec une formation philosophique qu’il disait encore largement autodidacte.

Étienne Klein attribuait ces emprunts à une méthode de travail fautive : des lectures nombreuses, des notes prises « à la va-vite », et une part de « désinvolture et de négligence ». Il ajoutait toutefois qu’aucune personne ne lui avait alors dit « s’être sentie lésée » et que les auteurs concernés ne semblaient pas voir « de quoi faire une “affaire” ».

Il reconnaissait néanmoins : « Je suis conscient d’avoir enfreint certaines règles. J’en suis désolé et prie qu’on veuille bien m’excuser. » Le vulgarisateur concluait en affirmant que ses pratiques avaient depuis changé, assurant être devenu « un auteur qui cite abondamment » et « de façon rigoureuse ».

Influences assumées, emprunts non signalés

Sur X, Étienne Klein a partagé ce 11 juin une citation de Pierre Michon, tirée du Roi vient quand il veut. L’écrivain y revendique une porosité radicale aux textes des autres : « Je peux avouer que suis une véritable éponge », écrit-il, avant d’évoquer ce qu’il nomme sa «bibliothèque neuronale».

La citation, dans le contexte de l’affaire, ne manque pas d’ambiguïté. Pierre Michon y parle d’imprégnation littéraire, de mémoire, d’influences incorporées - Flaubert, Rimbaud, Faulkner, Baudelaire, Rabelais, Borges ou Pessoa - et non de reprise non signalée dans un travail universitaire. Elle permet toutefois de replacer indirectement le débat sur la frontière, toujours délicate, entre culture assimilée, intertextualité et appropriation.

Toute la difficulté tient à cette ligne de partage. Dans la création littéraire, l’écrivain peut reconnaître que « ce que je suis en train de lire passe toujours dans mon texte ». Dans une thèse de doctorat, en revanche, l’exigence n’est pas la même : les emprunts doivent être identifiables, référencés, distingués du propos personnel.

Toujours sur X, Arnaud Saint-Martin, député LFI-NFP de Seine-et-Marne et sociologue des sciences, estime qu’« une thèse saturée de plagiats, ça n’est pas possible ». Il salue une « justice épistémique » et interroge désormais le sort de l’HDR d’Étienne Klein. L’habilitation à diriger des recherches permet notamment d’encadrer des thèses et de candidater au corps des professeurs des universités.

Thomas C. Durand, docteur en biologie, vulgarisateur scientifique, et l’un des animateurs de La Tronche en biais, chaîne consacrée à l’esprit critique et à la zététique, juge la sanction visant Étienne Klein « juste », tout en rappelant l’estime qu’il conserve pour une partie de son travail. Pour lui, le plagiat dans une thèse constitue « une atteinte directe au contrat académique » et dépasse « la négligence typographique ou l’oubli de guillemets ».

Il refuse toutefois « la mise au pilori » du vulgarisateur, distinguant sa faute des dérives pseudoscientifiques qu’il combat habituellement. Mais l’intégrité scientifique, insiste-t-il, doit s’appliquer aussi aux figures reconnues : « On ne protège pas la culture scientifique en ménageant ses figures reconnues. » Il voit aussi dans cette décision un précédent pour d’autres dossiers, notamment celui d’Idriss Aberkane. À ses yeux, « Paris Cité vient de rappeler qu’un doctorat engage une institution autant qu’un auteur ».

Sollicité par ActuaLitté, Étienne Klein n'avait pas répondu au moment de la publication. La demande de réaction a été adressée via les contacts indiqués sur son site internet.

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Mon commentaire: Lorsqu'en 2024, j'ai dénoncé ici, sur cette même page, pendant plus d'un mois, le plagiat grotesque du Docteur Charlemagne Pascal NYAMDING, qui lui avait permis de passer au grade de Maître de Conférence des Universités (avec donc rang et titre de Professeur), vous n'avez jamais vu ce dernier regimber ni oser me répondre, même pas de façon indirecte sur les plateaux de télévision où il était pourtant présent les dimanches. Car Pascal savait que, s'il le fallait, je serais même personnellement allé à la rencontre du Professeur Jörg GERKRATH, dont la thèse doctorale avait été grotesquement plagiée par Messanga NYAMDING, afin de tirer tout cela au clair et d'apporter la preuve sur Internet, support vidéo de ma discussion avec ce dernier. D'ailleurs, c'est uniquement parce que nous étions en pleines vacances d'été lors de mon dernier passage au Luxembourg que je ne m'étais pas rendu à l'Université du Luxembourg pour rencontrer le Professeur GERKRATH.

Par ailleurs, durant la période de dénonciation assidue du docteur plagiaire #copieman #manforrecopiage, j'avais reçu toute sorte d'insultes de la part de ses sympathisants et de ses disciples sous presque tous mes posts portant sur son affaire de plagiat académique. Mais l'histoire ne se cache pas, et l'histoire finit toujours par rebondir un jour. Si les responsables de l'IRIC, de l'Université de Yaoundé, et du ministère de l'Enseignement supérieur au Cameroun étaient sérieux, il y a bien longtemps qu'ils auraient pris toute leurs responsabilités pour tirer définitivement cette affaire au clair, comme l'a ainsi fait l'Université Paris Dauphine, devenue l'Université Paris Cité, lors d'une enquête de plus de 20 mois, conclue par des conclusions claires et des sanctions appropriées.

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Jean Bonheur Résistant

Professeur des Lycées de l'Enseignement Général (PLEG)

En service au Lycée de Manchoutmbi, arrondissement de Massangam, département du Noun, région de l'Ouest du Cameroun.

13 juin 2026

Source: www.camerounweb.com