Libération : les soldats d' Amougou Belinga partent à l'offensive

Amougou Belinga En Detention Image illustrative

Mon, 15 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Au lendemain des réactions suscitées par une émission de Club d'Élites consacrée au dossier Martinez Zogo, le présentateur Boney Philippe a réaffirmé sa position. Selon lui, les derniers développements judiciaires ne permettent toujours pas d'établir la culpabilité de Jean Pierre Amougou Belinga, patron du Groupe L'Anecdote. Il appelle à s'en tenir aux seuls éléments présentés devant le tribunal militaire.

Invité à réagir aux critiques ayant suivi l'émission de la semaine dernière, Boney Philippe a d'abord observé une certaine nervosité chez ceux qui, depuis le début de l'affaire, incriminent le patron du Groupe L'Anecdote.

« Nous avons noté beaucoup d'agitation qui traduit quand même un tout petit peu la fébrilité de ceux qui ont construit une version depuis le départ de cette affaire, version incriminant le patron du groupe L'Anecdote », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces réactions visent à empêcher que l'on se réjouisse de l'évolution du dossier, laquelle ne livrerait, à ce stade, « toujours aucun indice de culpabilité de Jean Pierre Amougou Belinga ».

Le présentateur de Club d'Élites rappelle que son équipe s'est simplement contentée de relater les faits tels qu'ils se sont déroulés lors de la dernière audience devant le tribunal militaire.

« Nous avons constaté tout simplement et nous l'avons relayé comme tout le monde que, lors de la dernière audience, le passage de l'expert Georges Bitjoka, un nouveau nom est apparu dans le dossier : Modeste Mopa, ancien directeur général des impôts du Cameroun », a-t-il souligné.

Et d'ajouter : « Ce n'est pas le groupe L'Anecdote qui l'a mis au devant de la scène mais bien la justice camerounaise, le tribunal militaire. »

Boney Philippe annonce qu'il poursuivra la défense de cette position, qui consiste à ne retenir que les éléments versés au dossier par la justice.

« Nous allons continuer de défendre cette thèse et continuer d'exiger des preuves incriminant Jean Pierre Amougou », a-t-il affirmé, dénonçant au passage « beaucoup d'émotions, beaucoup d'agitation » autour de cette affaire.

Il s'interroge également sur les tentatives, selon lui, de certaines personnes pour empêcher que l'on parle du dossier, alors même que « tout le monde en parle ». « Des gens qui continuent de construire des versions et des récits qui n'ont rien à voir avec la réalité, malgré l'évolution de l'affaire au tribunal », a-t-il conclu.

Cette sortie intervient alors que l'affaire Martinez Zogo, assassiné en janvier 2023, continue de secouer l'opinion camerounaise. Jean Pierre Amougou Belinga, puissant homme d'affaires et patron de presse, est l'un des principaux accusés dans ce dossier. Ses avocats réclament depuis le début des « preuves tangibles » de son implication, tandis que la partie civile et une partie de l'opinion publique estiment que les charges sont suffisamment graves pour justifier son maintien en détention.

En rappelant l'apparition du nom de Modeste Mopa, ancien haut fonctionnaire des impôts, Boney Philippe relance la polémique sur d'éventuelles ramifications encore inexplorées de cette affaire. Reste à savoir si les prochaines audiences permettront de lever les zones d'ombre ou d'étayer davantage l'accusation.

Source: www.camerounweb.com