Le lanceur d’alerte N’zui Manto parle « d’accident de travail », dans un style humoristique qui est sien. Les faits se sont déroulés au marché de Mambanda ce jour.
Derrière chaque comptoir, une commerçante aguichant les potentiels clients traversant les tas de tomates, de plantains, de haricots et autres denrées alimentaires exposées sur la table.
« Asso voici le bon plantain hein, le long plantain du village pour manger avec ton massa quand il rentre du travail. Viens me tenter Asso », lance la vendeuse à cette cliente tâtant les tubercules avec intérêt.
Quelques secondes, le temps de se retourner à la recherche de l’emballage, la cliente qui, en réalité est une voleuse de métier, profite de l’occasion pour soutirer le sac de la vendeuse contenant sa recette.
La voleuse, marquant les pas à toute vitesse, est stoppée net par la sonnerie assourdissante du tchoronko de la vendeuse. « Womboo mon argent. Bandite, bandite, elle a volé mon capital », crie la commerçante, alertant les femmes du marché à la poursuite de la voleuse.
« Si tu vas à la rue de la joie vendre le piment, on ne va pas acheter ? », lui questionne la foule de femmes la rouant de coups de poing. « Nous ne voulons voir aucun homme ici. Le remède de la femme, c’est la femme, nous-mêmes allons lui montrer », disent-elles lorsque des hommes voulaient les approcher.
La voleuse, dénudée par les coups de poings des commerçantes, a été extirpée de leurs mains par les responsables du marché.