Bertoua : un orpailleur assassiné pour deux millions FCFA, sa concubine et son amant aux mains sanglantes

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Tue, 16 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Jalousie, cupidité et sang-froid. C'est le triste cocktail qui a conduit à l'assassinat de Souleymanou Ousmanou, un artisan orpailleur de 47 ans, dans la nuit du 20 au 21 mai 2026 à Bertoua, quartier Tindamba. Derrière ce crime d'une rare préméditation, une concubine de 21 ans, Eyenga Léonie Raissa, consumée par la jalousie et l'appât du gain, son amant Dolike Francis aux mains sanglantes, et une tante, Nanga Doris, au rôle trouble. Grâce à une enquête menée avec méthode et célérité par la Division Régionale de la Police Judiciaire de l'Est sous le commandement du Commissaire Divisionnaire Hervé Djeumo, le voile se lève sur un écheveau criminel aussi sordide que révélateur. Deux millions de francs CFA, fruit du labeur de la victime, ont motivé le passage à l'acte. Si les deux principales suspects ont été interpellées et ont avoué, l'amant, Dolike Francis, est toujours en fuite et fait l'objet d'un avis de recherche actif. La procédure judiciaire suit son cours à Bertoua.



Bertoua, quartier Tindamba. Dans la nuit du 20 au 21 mai 2026, un artisan orpailleur de 47 ans a été froidement assassiné au terme d'une soirée qui a basculé de la fête au crime. Derrière cet homicide d'une rare préméditation sax concubine de 21 ans consumée par la jalousie et l'appât du gain, un amant aux mains sanglantes, et une tante au rôle trouble. L'enquête, conduite avec méthode et célérité par la Division Régionale de la Police Judiciaire de l'Est sous le commandement du Commissaire Divisionnaire Hervé Djeumo, a permis de démêler un écheveau criminel aussi sordide que révélateur.

Le 19 mai 2026, Souleymanou Ousmanou rentre de Ndemba où il mène ses activités et retrouve Bertoua en fin de journée. Il est accueilli par sa concubine, Eyenga Léonie Raissa, 21 ans, chez qui il passe la nuit. Le lendemain, la Fête de l'Unité Nationale bat son plein dans la ville. Chacun suit son chemin , Souleymanou rejoint des proches pour les festivités, Eyenga quant à elle retrouve sa tante Nanga Doris au centre-ville.

La soirée les ramène tous deux au bar Aladin, au carrefour Nganke à Tindamba. C'est là que tout déraille. Souleymanou est attablé, entouré de femmes, des liasses de billets à portée de main, dépensant sans compter. Eyenga, qui le rejoint, ne supporte pas le spectacle. Elle réclame. Il balaie ses protestations d'une formule cinglante :« je fais ce que je veux de mon argent.» c'est alors qu'une violente dispute déclenche se poursuivant avec une rugueuse empoignade entre les deux. La tante, appelée en renfort, est violemment repoussée. La rixe enfle, déborde dans la rue, se prolonge dans une mare boueuse avant que des riverains ne s'interposent. Les deux femmes rentrent. Souleymanou disparaît dans la nuit. L'incident semblait clos.

Il ne l'était pas.

Quelque temps après, Eyenga ressort. Elle n'est plus seule ,son amant, Dolike Francis, l'accompagne. Elle dissimule non loin un gourdin. Le duo quadrille le voisinage, questionne, localise. La victime est repérée non loin. Ils la prennent en chasse et la coincent dans un champ de maïs.

Ce qui s'ensuit n'a plus rien d'une querelle de couple. Souleymanou est frappé à la nuque avec le gourdin. Son amant l'achève en lui brisant le cou. Les deux millions de francs CFA qu'il portait sur lui sont emportés. Son corps, dépouillé, est jeté dans une fosse à proximité sur les conseils, selon les aveux, de la tante Nanga Doris. Eyenga ira dormir chez elle cette nuit-là.

Au petit matin du 21 mai, une riveraine découvre la dépouille et donne l'alerte. Le commissariat du 1er arrondissement est saisi, qui informe aussitôt la DRPJ de l'Est. Les équipes du Commissaire Divisionnaire Hervé Djeumo se déploient, sécurisent les lieux et commencent à recueillir les témoignages.

Parmi les curieux massés autour de la fosse figure Eyenga Léonie Raissa en personne. Elle joue la stupeur, parle d'un couple sans histoires, dit n'avoir pas vu Souleymanou depuis deux jours. Mais les enquêteurs observent. Ils relèvent de la boue incrustée dans ses cheveux. Elle s'explique prétextant un seau d'eau porté sur la tête.

L'environnement immédiat ne présente pourtant aucune boue. Elle rectifie , c'était chez sa tante. Vérification faite, le seau en question reposait au sol depuis plusieurs jours. La version s'effondre.

La perquisition à son domicile achève de la confondre , sous son lit, des vêtements alourdis de boue et de traces de sang et un bermuda boueux dans un récipient. Conduite à la DRPJ, elle passe aux aveux. Elle implique sa tante Nanga Doris, aussitôt interpellée, et son amant Dolike Francis, qui prend la fuite , il fait l'objet d'un avis de recherche actif.

Les investigations dissipent tout doute sur le mobile. Si la jalousie a allumé la mèche en début de soirée, c'est bien la cupidité qui a guidé le passage à l'acte. Souleymanou portait sur lui deux millions de francs CFA, fruit de son labeur d'orpailleur. Cette somme, les suspects l'ont sciemment visée. Le retour sur les lieux, le gourdin, la traque dans le champ de maïs , rien dans cette séquence ne relève de l'impulsion. C'est un meurtre organisé, exécuté à froid.

L'argent n'a pas été retrouvé à ce jour. La principale mise en cause évoque des complicités supplémentaires mais l'enquête n'en a confirmé aucune.Les éléments de preuve réunis ( témoignages, indices matériels, aveux circonstanciés ) ont été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bertoua. La procédure judiciaire suit son cours. Reste en liberté un homme dont les mains portent du sang.

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