Les personnes concernées exerçaient leurs fonctions depuis plusieurs années
Le nouveau président de l’Assemblée nationale camerounaise a décidé de nettoyer de fond en comble son institution. Et pour se faire, Théodore Datouo a lancé une vaste opération d’examen des dossiers administratifs du personnel de l’Assemblée nationale.
Selon les confidences du lanceur d’alerte Boris Bertolt, cette opération aurait débouché sur le licenciement de plusieurs centaines d’employés. En effet, environ 315 personnes travaillant au sein de l’institution depuis trois à quatre ans ont été remerciées à l’issue d’une procédure de vérification menée par la Commission de Suivi et Évaluation de la Performance des Services (CSEPS). Les personnes concernées exerçaient leurs fonctions depuis plusieurs années sans disposer d’un contrat de travail formel.
« Hier, on a licencié environ 315 personnels qui sont là depuis quatre ans, trois ans sans contrat », aurait confié une source proche du dossier à Boris Bertolt.
L’on apprend, par le biais de la même source qu’un message interne attribué au rapporteur de la Commission de Suivi et Évaluation de la Performance des Services, identifié sous le nom d’Ibrahimou, fait état d’une opération de contrôle des dossiers administratifs des employés de l’Assemblée nationale. Le document demande aux responsables de structures de transmettre la liste actualisée des personnels nommés et d’inviter les intéressés à se présenter devant la commission munis notamment de leurs diplômes originaux, curriculum vitae, actes de nomination, contrats ou décisions administratives ainsi que, le cas échéant, des actes de détachement. Selon ce message, chaque agent concerné devait être reçu individuellement par les membres de la commission afin de présenter les pièces justificatives de sa situation administrative.
Il faut préciser que cette opération intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée de certaines administrations publiques de procéder à une évaluation des effectifs et à une régularisation des situations administratives du personnel.
« Toutefois, les circonstances exactes du départ des 315 employés et les critères ayant présidé à leur éviction n’ont pas encore été officiellement précisés. », précise Boris Bertolt.