L’épouse d’Ananie Rabier Bindzi dément catégoriquement le décès du journaliste

Ananie Rabier Bindzi Dementi Plusieurs sources ont annoncé rappel à Dieu du journaliste Ananie Rabier Bindzi

Mon, 22 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Depuis la soirée du dimanche 21 juin, plusieurs sources ont annoncé rappel à Dieu du journaliste Ananie Rabier Bindzi. Selon ces sources, le journaliste, historien et présentateur de renom se serait éteint en France.

Cette information vient d’être démentie par son épouse dans une déclaration officielle.

Dans sa sortie, madame Bindji Ananie Catherine Christine Aimée née Elong Moby a déclaré que, « contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, il n'est pas décédé ». Elle a toutefois reconnu la dégradation de son état de santé qui nécessite actuellement des soins.

« Notre famille est profondément touchée par les nombreux messages de soutien, les appels, les visites et surtout les prières. Nous remercions sincèrement tous les membres de notre famille, nos proches, nos amis ainsi que tous les fans et toutes les personnes qui prient chaque jour pour lui. Nous croyons que vos prières, votre amour et vos encouragements lui apporteront encore de nombreuses années de vie sur cette terre, par la grâce de Dieu. Nous invitons chacun à ne pas relayer des informations non vérifiées et à respecter notre famille durant cette période. », a déclaré madame Bindji Ananie Catherine Christine Aimée

Anani Rabier Bindji (souvent écrit aussi Ananie Rabier Bindzi) est un journaliste camerounais très connu, reconnu pour sa culture historique, son expérience des médias et ses émissions d’analyse politique et historique. Il a notamment été directeur de l’information de la chaîne de télévision camerounaise Canal 2 International et a animé des émissions telles que La Tribune de l’Histoire et Toute une histoire.

Son parcours est remarquable et inspirant pour la jeunesse. Né dans un milieu très modeste à Douala, il a fréquenté le collège Libermann avant de passer par une école militaire à Brazzaville. Plus tard, il a étudié la communication, travaillé pour le magazine Jeune Afrique et s’est imposé comme une figure respectée du journalisme africain.

Il est particulièrement apprécié pour :

-ses connaissances de l’histoire du Cameroun ;

-ses analyses politiques;

-ses témoignages sur les périodes de la décolonisation et des premières années de l’indépendance ;

-sa capacité à raconter l’histoire à travers les récits de ceux qui l’ont vécue.

Il est ainsi à la fois témoin et narrateur de nombreuses pages de l’histoire du Cameroun contemporain. Ses prises de position donnent parfois lieu à de vives débats.

Ses contributions dans la presse écrite sont nombreuses :

-ses articles pour Jeune Afrique ;

-ses quelques collaborations avec Afrique-Asie ou Africa International;

-ses chroniques historiques publiées dans des journaux camerounais.

Dans l’audiovisuel aussi, il y a : les archives de La Tribune de l’Histoire ; les émissions spéciales consacrées à l’indépendance du Cameroun ; les entretiens qu’il a réalisés avec des témoins de l’époque coloniale et postcoloniale.

Son rôle de passeur de mémoire est important. De nombreux Camerounais le considèrent comme une véritable « bibliothèque vivante ». Il possède une connaissance impressionnante sur : des mouvements nationalistes ; de l’UPC ; des figures comme Ruben Um Nyobè, Félix-Roland Moumié et Ernest Ouandié ; des événements de mai 1955 et une contribution éditoriale notable : Préfacier de l’ouvrage « Le Cameroun vu par la presse 1944-1955 : Aux origines de la révolution de mai 1955 » (Hermenegildo Adala, L’Harmattan, 2020).

Son héritage intellectuel et son engagement pour la mémoire collective demeureront une source d’inspiration pour tous.

Source: www.camerounweb.com