Le corps des sapeur-pompiers n'est pas celui qui est le plus sollicité parmi les autres au Cameroun, mais il est très important de par la nature de ses interventions. Les éléments qui le forment viennent d'un peu partout et ont des qualifications diverses.
Dans plusieurs localités du pays, ils sont dispatchés et ont des casernes. Il y a quelque temps, nous nous souvenons de l'annonce de la mort d'un sapeur-pompier. Officiellement, la cause du décès a été une agression des bandits.
Aujourd'hui, nous apprenons que le corps habillé avait perdu la vie en exerçant un travail qui n'était normalement pas le sien et pour lequel il n'était payé que vulgairement.
C'est son collègue qui parle : « Notre caserne a perdu quatre hommes, morts en brousse en moins de trois ans. Le dernier en date, l'adjudant Bava Kwef tué en brousse par des braqueurs venus cambrioler les Chinois pour lesquels son supérieur a décidé qu'il travaille ».
Le même collègue avoue tout, « on a simulé une agression, ce qui est faux. Dernièrement, l'un de ses protégés (protégés du supérieur, ndlr) qu'il envoie en brousse pour recueillir l'argent de prime y est allé jusqu'à tuer un villageois dans la zone de Betare ».
Actuellement, il fait tout pour couvrir tout cela avec l'aide de ses frères Nanga qui sont bien positionnés dans la ville. Selon le dénonciateur, « le meurtrier ne prend pas le service depuis des mois car le Lieutenant lui a demandé de se cacher en attendant que l'affaire se calme ».
En conséquence, complète la source, le gouverneur et le patron de la police de Bertoua, « nous vous prions de nous aider pour que le général Mahamat ou le ministre envoie une commission sur la situation de la compagnie incendie de Bertoua ».