L’affaire est maintenant connue de tous. Le citoyen accuse le corps habillé de violence et de violation de domicile. Le confrère Boris Bertolt relaie ses propos que nous nous chargeons à notre tour de faire connaître à l’opinion publique.
Un habitant de Nkoabang, banlieue de Yaoundé, affirme avoir été victime de violences et d’une violation de domicile impliquant un inspecteur de police principal identifié sous le nom de Mbida Manga Bernabe.
Les faits allégués se seraient produits après une accusation de vol de téléphone portable et d’escroquerie portant sur une somme de 250 000 francs CFA.
Selon le témoignage de la victime présumée, l’agent de police aurait contacté son épouse à son domicile afin de le faire revenir d’urgence en ville. De retour sur les lieux après avoir été informé, il affirme avoir été immédiatement agressé verbalement et physiquement.
Il soutient que l’agent l’aurait accusé d’avoir volé le téléphone de sa sœur et d’avoir escroqué des fonds via ce même appareil. La situation aurait ensuite dégénéré en violences physiques, avec des coups portés et la saisie de son téléphone portable.
La victime présumée affirme également qu’une personne présente sur les lieux aurait tenté de filmer la scène, mais que son téléphone aurait été arraché par l’agent de police. Elle indique par ailleurs avoir subi une gifle après avoir contesté la procédure employée pour ces accusations.
Toujours selon son récit, alors qu’il tentait de se rendre au commissariat de NKoabang pour déposer plainte, il aurait été empêché de poursuivre son chemin avant de pouvoir finalement se présenter aux autorités compétentes.
La victime affirme avoir ensuite saisi la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), estimant être en droit de demander une enquête sur les faits allégués. Elle affirme également avoir évoqué des menaces proférées à son encontre.
Ces accusations, qui n’ont pas encore été confirmées de manière indépendante, mettent en cause le comportement d’un agent des forces de l’ordre dans le cadre d’une intervention liée à une affaire présumée de vol et d’escroquerie.
À ce stade, aucune réaction officielle de la police n’a été rendue publique concernant ces allégations. Une enquête pourrait être ouverte afin d’établir les circonstances exactes des faits rapportés.