Affaire Martinez Zogo : Voici le film de l’audience du lundi 22 juin

Zogo Et Belinga Sur Une Photo L'audience reprendra demain à 10h afin que l'ordre soit mis dans les rapports

Mon, 22 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Le procès qui se déroule depuis quelques mois dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo a repris ce lundi 22 juin 2025 au tribunal militaire de Yaoundé en présence des principaux accusés.

À l'entame de l'ouverture du procès Martinez Zogo, ce lundi 22 juin au tribunal militaire de Yaoundé, alors qu'il était 11h57, le commissaire du gouvernement Cerlin Belinga est revenu sur la désinformation que subit l'affaire. Le président du tribunal a également enchéri en évoquant les articles 169 et 330 du code pénal. Tout de suite après, la réexamination du 32e témoin, le professeur Bell, a démarré.

MP/ Est-ce que vous pouvez nous permettre de revoir les images que vous avez projetées en rapport avec la scène de crime ? chose qui a été faite.

MP/ Est-ce que vous pouvez nous faire une description de l'environnement ?

R/ Je vois tout le monde, je vois que nous sommes sur un terrain, avec une personne qui ne se porte pas bien, qui se tord. je donne là une description des scènes numériques.

Mp/ Est-ce que, tel que ça se présente, c'est un enclos ou une zone ouverte ?

R/ La scène que je vois est une zone isolée.

MP/ Est-ce que cet endroit ressemble à un sous-sol ?

L'Objection a été faite par Me Mbuny fait pour dire que cette question devrait être posée lors de l'interrogatoire principal.

Le tribunal a demandé au commissaire du gouvernement de bien vouloir reformuler la question.

MP/ Lors de la dernière session d'audience, vous avez évoqué un certain nombre de messages supprimés à partir d'un terminal. Est-ce que vous pouvez expliquer cela au tribunal ?

R/ Nous avions constaté que les messages entre monsieur Ndanwé et Jean-Pierre Amougou ont été supprimés, que les messages entre monsieur Ndanwé et Mopa ont été supprimés. Mais nous sommes intéressés au cas de monsieur Jean-Pierre Amougou avec monsieur Ndanwé.

Nous avons utilisé cellebrite à partir du terminal de monsieur Ndanwé. Le terminal de Monsieur Amougou, nous ne l’avons jamais vu.

MP/ Cela suppose que vous avez constaté la suppression des messages à partir d’un terminal?

R/ Généralement tous les téléphones ont été passés sur cellebrite, mais spécifiquement nous sommes intéressés aux sms supprimés.

MP/ Cela signifie en d’autres termes que sur tous les téléphones qui vous ont été soumis, des messages ont été supprimés?

R/ Le téléphone qui a aggravé notre soupçon, c’est que ce téléphone a été distrait. Dans le cadre de l’exploitation des téléphones qui vous ont été soumis, de par leur pertinence, il y a eu une occurrence entre monsieur Ndanwé et Jean-Pierre Amougou. Mais les messages ont été supprimés. Même chose avec monsieur Mopa.

Mp/ Vous confirmez donc au tribunal que c'est à partir du téléphone de monsieur Justin Ndanwé que les sms pertinent ont été supprimés ?

R/ N'étant pas expert du jugement, l'ensemble des éléments sont soumis à l'appréciation du tribunal.

MP/ Avez-vous découvert dans vos investigations numériques que le nommé Amougou Belinga a échangé avec une tierce personne sur le dévoilement de cette affaire ?

R/ Non, cela n'est pas dans mon rapport. Je ne me rappelle pas de ce genre de message.

MP/ En dehors du compte Google de monsieur Godje, est-ce que vous avez retrouvé les traces de ces vidéos dans d'autres téléphones des accusés ?

MP/ Non. Nous avons analysé tous les supports qui ont été mis à notre disposition. Nous avons fouillé leur compte Google Icloud. Cependant rien.

Mp/ Avez-vous procédé à l'analyse et à l'extraction de tous les terminaux mis à votre disposition sans complaisance ?

R/ Sans aucune distraction, aucune complaisance, le travail a été bien fait.

R/ Le rapport que vous avez produit constitue une fidélité.

R/ oui.

MP/ Un conseil de la défense vous a demandé pourquoi vous n'avez pas formulé des observations pour poursuivre monsieur MOPA ?

R/ Ce n'est pas à moi de le faire.

MP/ Est-il possible de faire une expertise supplémentaire?

R/ Il faut les supports que nous n'avons pas eu en dehors des 18% et 30%. Il nous faut le scellé en main.

MP/ Pour les conversations de Messieurs Bruno Bidjang, Ébodé et Captain, qui vous a requis?

R/ La commission d'enquête Mixte.

MP/ Est-ce que vous avez exploité le numéro.. 27 ?

R/ Oui, le 17 janvier 2023 à 21h25:07 secondes, il retrouvait à Ebogo.

MP/ Est-ce que vous avez pu déterminer que le numéro de monsieur Tongué se trouvait aussi vers 23h 01 à Ebogo?

Une objection a été formulée par l'accusé Tongué qui a précisé au tribunal qu'il y a plusieurs Ebogo et que Ebogo dont on fait allusion c'est Ebogo 8.

En soutien, son avocat rappelle au tribunal que son client avait donné ses positions la fois passée, jamais Ebogo n'a été mentionné. Et pour répliquer, l'accusé Tongué si Ebogo avait mentionné, il allait donner des réponses fermes.

Une fois de plus, MP a été accusé par certains avocats de la défense de cacher certains éléments du rapport.

Pour clore ce débat, le tribunal a rejeté les positions des accusés.

M/ Les éléments de votre rapport peuvent aider le tribunal dans cette affaire.

Suite à cette question, Me Claude Assira a fait objection : pour lui, les choses qui viennent du ministère public sont très surprenantes. Ce sont des questions qui visent à ce que l'expert donne son opinion.

Pour l'expert, le travail que nous faisons est utile au tribunal. Ça va aider.

Vous avez évoqué un disque dur. Alors est-ce que vous pouvez donc produire tous ces éléments au tribunal ?

Alors je donne donc au tribunal :

1. un document attestant le récapitulatif des positions du commando

2. un document de récapitulatif des communications du commando

3. un document sur les différents rapports d'expertise, d'enquête préliminaire

4. un rapport des ordonnances en information judiciaire sur la position des commandos

5. et un disque dur de deux téraoctets d'informations

MP/ Professeur Bell, vous avez parlé de légende dans votre rapport. Est-ce qu'il est possible qu'une personne ait un téléphone actif et qu'au cours des investigations on se rende compte qu'il a huit ou dix téléphones ?

R/ Les téléphones sont sous votre responsabilité, ils peuvent appartenir à vos enfants ou à votre femme. Un compte Google peut avoir plusieurs téléphones.

MP/ Mais volontairement, est-ce que quelqu'un peut le faire?

R/oui

Après la réexamination du 32e témoin, maître Kenmoé de la partie civile a évoqué l'article 203 du code de procédure pénale pour introduire une demande d'expertise supplémentaire sur tous les numéros de téléphone des accusés, sur les autres comptes en collaboration avec l'ANTiC pour la manifestation de la vérité.

Sur cette demande, maître Claude Assira a réagi en disant que l'audition du professeur Bell est à saluer. Cependant, il y a des manquements. Même lors de la réexamination, il y a eu des questions visant à arranger ses déclarations. Nous sollicitons une longue configuration, c'est-à-dire ordonner une expertise supplémentaire et connaître, reproduire les conversations Whatsapp entre le colonel Ndanwé et Jean-Pierre à partir du 13 janvier jusqu'au 31 janvier 2023.

Que pour l'obtention des pièces, nous allons le demander de façon formelle.

Maître Tchoungang Charles, quant à lui, a parlé de cette question en évoquant l'article 214 du code de procédure pénale. Pour lui, il faut annuler la demande d'expertise complémentaire et la considérer comme tardive. Pourquoi ? Parce que l'objet de la demande n'est pas prescrit. Dire que cette demande paraît aussi dilatoire.

Maître Jacques Mbuny a son tour a dit que nous avons dépassé ce stade et que seul l'article 319 du code de procédure pénale, c'est-à-dire qu'il donne droit au tribunal de le faire. Donc, dites tout simplement que pour ce qui est de la contre-expertise, il n'y a que vous au regard des débats.

Pour Maître Ofomo, elle est irrecevable parce que cette demande est faite avant l'intervention du deuxième expert. C'est une intention de bloquer le procès.

Me Siri Nzoko, pour lui, il faut renvoyer l'examen de cette demande à la fin des débats.

Enfin, côté avocats, Maître Likeng a rappelé les missions de l'ANTIC.

Maître Elanga Marcelin a rappelé que, chez son client Tongué Stéphane, tout avait été saisi : téléphone, caméra de surveillance de son domicile.

Pour lui, l'article 216 du code de procédure pénale est une manœuvre dilatoire. Cette demande n'est pas recevable. Il faut dire irrecevable la demande formulée par maître Claude Asira.

Le ministère public, qui avait la parole juste avant le tribunal, s'est associé aux arguments de la défense. Pour lui, il est matériellement impossible d'accéder aux demandes de la partie civile. C'est une logique de perte de temps.

Pour trancher ce débat, le tribunal fait mention.

Le tribunal constate que les articles 203 et 214 du code de procédure pénale s'appliquent à l'information judiciaire.

Et estime également que l'article 319 n'est pas nécessaire. Il n'y a pas lieu d'admettre une expertise complémentaire. La demande est rejetée comme tardive.

Le Dr. Olumou Jean-Pierre, 33è témoin a été appelé à la barre. Après une série de questions, l'audience a été suspendue à 15h43.

À la reprise à 16h37, un problème s'est posé sur un rapport: Annexe.

Certaines copies avaient l'expédition du greffier en chef avec sa signature, d'autres n'en avaient pas. C'est ce qu'a soulevé maître félicité Zefman.

Pour elle, il était question de démontrer qu'elle n'a pas produit un faux rapport. ce débat a amplifié les colères de maître Zefman et de maître Calvin Job..

Beaucoup de tensions lors de cette période.

Maîtres Claude Asira et Daniel Ngos sont venus renforcer le fait qu'une proposition avait été faite à son client, Étienne E. pour qu'une copie du rapport lui soit produite à moindre coût.

Pour maître Claude Asira, il fallait suspendre ce débat le temps que les tensions se calment.

Le ministère public a repris la parole pour communiquer la liste des personnes qui ont reçu une copie du rapport certifiée.

Face à ce qui a failli virer à une rixe, le président du tribunal a rappelé à l'ordre sur la tenue envers son tribunal. Néanmoins, il a suspendu la séance à 17h30.

L'audience reprendra demain à 10h afin que l'ordre soit mis dans les rapports.

Polycarpe Xavier Atangana, pour une société fraternelle.

Source: www.camerounweb.com