La communauté s'est réveillée ce jour dans un désordre total engendrant du vacarme et des lamentations. Plusieurs corps inanimés se présentent devant tous les riverains dépêchés sur les lieux.
Un criminel est passé avant eux pour faire du mal à une famille entière. Il a tué plusieurs membres dans la même nuit, dans sa tentative difficile à croire et à soutenir.
Les faits se passent dans la nuit du 22 juin dans la ville de Garoua-Boulaï. Dans cette commune de la région de l'Est du pays, située à la frontière immédiate avec la République centrafricaine, le pire s'est produit.
L'individu mal intentionné était armé d'un poignard. Il s'est alors introduit dans le domicile au quartier Sabal.
C'est alors qu'il a égorgé la maman qu'il a attaquée ainsi que les trois enfants de la pauvre citoyenne. Les enfants étaient âgés respectivement de dix, quatre et de deux ans. Selon les premiers témoignages, le meurtrier a agi de la sorte à la recherche de l'argent et du sang à verser pour en arriver à obtenir.
Les meurtres se succèdent dans le pays, surtout s'agissant des enfants qui sont tué. Dans la même journée hier dans la capitale, au quartier Ngousso, un enfant de sept ans envoyé par sa mère pour acheter des cubes pour la cuisine a été retrouvé assassiné.
Les crimes contre les enfants au Cameroun, résume le lanceur d'alerte N'zui Manto, ont le vent en poupe. « Tuer les enfants est devenu une mode dans le pays. Après Biya, nous devons faire voter une loi pour condamner à mort les auteurs d'infanticides et les pédophiles », propose-t-il.
On verra si cela ne restera qu'une proposition ou si ce sera effectivement appliqué un jour. Avant, il faudra que le régime en place ne soit plus au pouvoir.