Ils ne suivent que les traces de "papa", le mari de "maman"
Le journaliste Benjamin Zebaze n’a pas été tendre avec l’essayiste et universitaire Mathias Eric Owona Nguini dans ses altercations avec le président de la FECAFOOT, Samuel Eto'o. Dans sa sortie, il reproche au premier son rapprochement avec le pouvoir et une ascension qu’il juge peu méritée, tandis qu’il accuse le second de manquer de résultats à la tête de la FECAFOOT et de s’appuyer sur des soutiens agressifs pour échapper aux critiques.
OWONA NGUINI CONTRE SAMUEL ETO'O
Le conflit survenu entre deux soutiens indéfectible du président Paul Biya, "putativement" âgé de 100 ans, amuse beaucoup les Camerounais; m'amuse beaucoup.
Mais quand on a fini de rire, on est bien obligé de constater que ce conflit montre, de manière plus que caricaturale, à quel point ce pays est enfoncé dans la poubelle.
UN INTELLECTUEL AU PARCOURS SUSPECT
Parce que d'un côté, on a un individu qui, au départ, était très critique envers le chef de l'Etat: il change subitement de posture en participant à un colloque entre 'universitaires" en vue de magnifier l'épouse du Président de la République Chantal Biya.
Curieusement, les choses s'accélèrent pour lui car il devient, tour à tour, "Maître de Conférence ", Vice-Recteur d'université alors que ses travaux scientifiques sont aussi rares que des larmes de chien.
UN HOMME SANS BILAN
Face à lui, quelqu'un est "élu" président de la Fédération Camerounaise de Football, qui bénéficie d'une délégation de service public: cela veut dire qu'elle appartient à tous les Camerounais.
Mais lui, n'en fait qu'à sa tête et lorsqu'on lui demande son bilan à la tête de la fédération, on entend des "maman, il faut dire à papa que..."
Pire, une horde de voyous, pour l'essentiel masqués, vous attaquent sur Internet avec une violence inouï comme si cela pourrait faire disparaître un bilan famélique à la tête de la Fecafoot.
TEL PÈRE TEL FILS
En réalité doit-on leur en vouloir ?
Ils ne suivent que les traces de "papa", le mari de "maman", dont on ne peut parler du bilan CATASTROPHIQUE depuis 1982 à la tête de la nation sans se faire insulter, menacer par une bande de courtisans qui recherchent aussi une place où ils pourront bomber le torse et "excommunier" tous ceux qui oseront leur demander de produire leur bilan.
Pauvre Cameroun !
Benjamin Zebaze