Elle a été écrite par Jorel Zang, compatriote d'Élysée le Snieper arrêté en Côte d'Ivoire pour propos injurieux vis-à-vis de la plus grande autorité du pays. Par conséquent, l'activiste qui milite pour faire libérer l'arrêté s'adresse immédiatement à Alassane Ouattara.
À son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire. Cher président, chères autorités ivoiriennes, je viens humblement auprès de vous plaider pour le nommé Élysée le Snieper.
C'est un Camerounais vivant en Allemagne qui se trouvent dans les mains de votre justice pour des faits graves. Vous savez, nous les Camerounais, on parle beaucoup pour rien, mais au fond, nous ne sommes pas du tout de mauvaises personnes.
Les Camerounais à la base sont des personnes très ouvertes et surtout très accueillantes. Au Cameroun, on accueille tout le monde y compris parfois certains qui nous insultent car nous sommes sans façon. Tout ceci pour vous dire que notre frère que vous détenez n'est pas un bandit ou un brigand.
C'est juste un Camerounais comme tant d'autres qui s'est laissé emporter par l'émotion dans un faux buzz qui dure depuis un certain temps sur les réseaux sociaux entre citoyens de nos deux pays. Et vous savez que dans l'émotion, surtout dans la colère, nous pouvons parfois dire des choses qu'en temps normal, on n'aurait pas dit. Donc oui ses propos ont été assez graves et oui cela n'est pas excusable ni tolérable. Mais je voudrais juste que dans votre rigueur, vous teniez juste compte du contexte dans lequel notre frère s'est exprimé car en réalité notre frère répondait à la hauteur d'une attaque d'un frère ivoirien qui n'a pas été du tout tendre avec les Camerounais que nous sommes.
Je ne me permettrais donc jamais et au grand jamais de vous intimer quoi que ce soit sur ce que vous devez faire, mais je vous prierais juste, car je sais que vous en êtes capables, de faire preuve de flexibilité dans son cas car l'erreur est humaine et chacun de nous mérite d'avoir une seconde chance dans cette vie afin de faire mieux la prochaine fois.
Vous savez, nous les Camerounais avons cette liberté suggestive de s'exprimer sur tout et par conséquent on pense à tort que c'est le cas partout. Je crois donc que c'est dans cette optique que notre frère qui, ne connaissant pas la réalité ivoirienne, s'est déplacé pour votre pays pour aller se filmer sur votre pont avec un drapeau étranger. Comme nous les Camerounais prenons tout pour du buzz et avons cette tendance malsaine à penser qu'on peut se permettre tout chez les autres exactement comme c'est le cas au Cameroun, on apprend toujours à nos dépends.
Aujourd'hui, notre frère est donc en train d'apprendre et derrière lui beaucoup de Camerounais savent désormais les limites à ne pas franchir quand on part chez les autres. Nous demandons pardon pour lui et nous espérons que vous saurez faire preuve de clémence le concernant.