Il est contraint de prendre parti
La succession de Paul Biya alimente une lutte de pouvoir entre deux clans influents du régime. Selon l’activiste N’zui Manto, l’affaire Martinez Zogo et certaines tensions autour de la FECAFOOT s’inscrivent dans cette rivalité politique. Il présente Ferdinand Ngoh Ngoh et Samuel Eto’o comme des acteurs indirectement impliqués dans ce rapport de force et estime que l’évolution de la succession présidentielle pourrait avoir des conséquences importantes sur plusieurs personnalités du pouvoir camerounais.
Quand c’est fort on appelle au renfort !
La succession de Paul Biya a donné naissance à deux clans rivaux se livrant une guerre féroce. Le clan des Nanga et le clan des Bulu, constitués chacun des barons du régime lorgnant le pouvoir. Les Bulu estiment qu’après le Bulu Biya ce sera encore un Bulu tandis que les Nanga qui ne l’entendent pas de cette oreille, se positionnent à travers le puissant Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire Général de la Présidence. Ce dernier a manqué de quelques centimètres le portail de la prison de Kondengui en 2022 suite aux détournements massifs des fonds alloués à l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun dont il avait la charge. Les infrastructures n’étant pas prêtes pour l’événement sportif, l’organisation de la CAN 2019 avait été retirée au Cameroun !
Le clan des Nanga accusant le clan des Bulu d’être derrière le projet d’interpellation manquée de Ferdinand Ngoh Ngoh en 2022 passera à l’offensive en recrutant le journaliste Martinez Zogo à qui des documents confidentiels accablant le clan adverse seront remis. Une véritable bombe nucléaire que le journaliste fera exploser sur les antennes de la radio Amplitude Fm ! On y apprend que le clan des Bulu à travers Amougou Belinga, patron de la chaîne Vision 4 contrôlait les grosses lignes budgétaires 94,57 et 65 représentants des centaines de milliards de FCFA volés ! Les camerounais découvraient que le « Zomloa » gagnait des marchés publics de livraisons de sous-vêtements à la Présidence de la République ! 400 millions ! 600 millions ! 900 millions !
Une humiliation à laquelle le clan des Bulu allait riposter de manière sanglante en faisant assassiner le journaliste Martinez Zogo. Cet assasinat, un cadeau du ciel pour Ferdinand Ngoh Ngoh qui allait lui permettre de fragiliser ses adversaires Bulu en faisant envoyer en prison plusieurs cadres par le biais de la justice militaire qu’il contrôle. Les Bulu ne s’avouant pas vaincus imposeront Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, un satellite à travers lequel sera livré une guerre de tranchées contre Ngoh Ngoh. Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République, l’homme impliqué dans le pillage sauvage de l’or du Cameroun et Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de la Présidence serviront de bouclier au président de la FECAFOOT dont le rôle est d’ignorer les « hautes instructions » de Paul Biya concernant la gestion de l’équipe nationale de football. Ces hautes instructions sont en réalité des décisions personnelles de Ferdinand Ngoh Ngoh dans la consolidation du pouvoir qu’il contrôle. Vassalisé, le président de la FECAFOOT se retrouve au milieu d’une guerre. Il est contraint de prendre parti. En ayant la protection du clan des Bulu, Samuel Eto’o, auteur d’une gestion calamiteuse, impliqué dans des détournements de fonds au sein de l’instance faîtière nationale du football espère ainsi demeurer à la tête de la fédération et ce, dans l’impunité.
Si par miracle Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la Présidence de la République prend le pouvoir au Cameroun il n’y aura que deux issues pour le président de la FECAFOOT : La prison de Kondengui ou l’exil.