Un document qui circule sous le manteau dans les chancelleries et les salons feutrés de Yaoundé. Une tentative de hold-up institutionnel qui a failli faire basculer le Cameroun. Selon des sources proches du dossier, le « vrai-faux » décret portant nomination d'un vice-président, intercepté à la CRTV avant sa diffusion, serait la pièce maîtresse d'une machination orchestrée par le clan de la Première Dame, Chantal Biya, et son fidèle collaborateur Oswald Baboke. Le nom de ce dernier figurait en réalité sur le document original en tant que bénéficiaire du poste suprême. Pris de panique après l'interception, le clan aurait activé sa machine à contre-feux : fabrication d'un second document falsifié, remplacement du nom d'Oswald Baboke par celui d'un parfait inconnu, Sitchom Johann, présenté depuis comme un illuminé ayant agi seul. Une fable ridicule pour faire passer une tentative de coup d'État orchestrée au plus haut sommet du pouvoir pour l'acte isolé d'un déséquilibré. Mais le masque est tombé, et la question est désormais : jusqu'où le clan est-il prêt à aller pour étouffer les preuves de sa trahison ?
Coup d’État Manqué au Cameroun : Les secrets du « vrai-faux » décret qui fait trembler Yaoundé
Le document qui circule sous le manteau dans les chancelleries et les salons feutrés de Yaoundé n'est pas une simple rumeur de couloir. C’est la preuve matérielle d'une tentative de hold-up institutionnel qui a failli faire basculer le Cameroun. Ce texte, que nous mettons aujourd'hui en exergue, est précisément la pièce maîtresse d’une machination de haute volée orchestrée par le clan de la Première dame, Chantal Biya, et son fidèle collaborateur Oswald Baboke. Leur plan ? Faire lire ce décret sur les antennes de la CRTV (la télévision nationale) pour acter, devant le peuple et l'armée, un coup d'État feutré.
Mais la mécanique bien huilée s’est grippée au dernier moment : le document a été intercepté à temps à la Crtv.
La réalité des faits : Le nom d'Oswald Baboke noir sur blanc.
La manipulation de l'appareil d'État était totale. Derrière l'apparence officielle de ce document se cachait la nomination immédiate d'un homme fort pour s'emparer des leviers du pouvoir. Contrairement aux versions édulcorées que le régime tente de propager, c’est bel et bien le nom d’Oswald Baboke qui figurait sur ce « vrai-faux » décret originel en tant que bénéficiaire du poste suprême de Vice-Président de la République.
Ce document représentait l'aboutissement de la stratégie du clan Chantal Biya pour sécuriser la succession et s'assurer le contrôle absolu du pays, au nez et à la barbe des institutions régulières.
L'art du contre-feu : L'invention du fusible « Sitchom Johann » (cf deuxième document)
Pris de panique après l'interception du document par la Crtv, et face au risque d'une accusation de haute trahison, le clan a immédiatement activé sa machine à fabriquer des contre-feux.
(document 2). L'objectif ? Brouiller les pistes à tout prix et tuer l'affaire dans l'œuf avant qu'elle ne provoque un séisme politique incontrôlable.
Pour ce faire, une grossière mise en scène a été orchestrée :
- La falsification : Ils ont fabriqué de toutes pièces un second document, une version altérée du décret initial.
- Le bouc émissaire : Sur ce faux grossier, le nom d'Oswald Baboke a disparu, remplacé par celui d'un parfait inconnu, un certain Sitchom Johann.
- Le narratif officiel : Le clan a ensuite fait fuiter l'information selon laquelle ce Sitchom Johann serait un illuminé, un « écervelé » qui se serait présenté de lui-même dans les studios de la CRTV, armé de son faux décret sous le bras, pour exiger qu'on le proclame Vice-Président. Mais pourquoi alors le SITCHOM se serait lancé dans une telle aventure sans issue ? Bon quand on aurait lu le fameux décret à la Crtv, c'était quoi la suite pour SITCHOM ? Allait-il aller occuper le poste ? Tout laisse croire que un Gros Calibre était derrière cette affaire que certains cercles veulent désormais noyer.
Une imposture d'État : Cette fable ridicule n'avait qu'un but : faire passer une tentative de coup d'État orchestrée au plus haut sommet du pouvoir pour l'acte isolé et loufoque d'un déséquilibré.
Un mensonge d'État qui ne prend plus
La vérité est pourtant tout autre. Sitchom Johann n'est qu'un écran de fumée, un fusible inventé pour protéger les véritables têtes pensantes de ce complot de palais. Le document initial intercepté ne ment pas : il porte les stigmates d'une ambition dévorante, celle d'un clan prêt à tout pour conserver le pouvoir, quitte à violer la Constitution en direct à la télévision nationale.
Le Cameroun a frôlé le précipice. Alors que les masques tombent, la question n'est plus de savoir si le coup d'État a eu lieu, mais jusqu'où le clan Chantal Biya-Baboke est prêt à aller pour étouffer définitivement les preuves de sa trahison.
Paul Chouta