Fuh Calistus Gentry interpelle Louis Paul Motaze
Une nouvelle phase du scandale de l’exploitation et de l’exportation de l’or camerounais vient de s’ouvrir avec un document administratif daté du 9 avril 2026.
Selon les informations de sources proches du dossier, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a officiellement sollicité auprès du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le listing des personnes ayant effectué des déclarations d’exportation d’or du Cameroun à destination des Émirats arabes unis.
En effet, depuis plusieurs années, le Cameroun est confronté aux défis de l’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or. Les régions de l’Est, de l’Adamaoua et du Nord sont particulièrement concernées par une activité minière qui représente une importante source de revenus, mais qui demeure largement marquée par l’informel.
Les autorités camerounaises reconnaissent régulièrement que d’importantes quantités d’or échappent aux circuits officiels. Les réseaux de contrebande, la sous-déclaration de la production, l’exploitation clandestine de certains sites miniers ainsi que les exportations non déclarées figurent parmi les principales difficultés identifiées par les pouvoirs publics.
Les Émirats arabes unis, et particulièrement Dubaï, occupent une place centrale dans le commerce mondial de l’or. Plusieurs rapports internationaux ont déjà attiré l’attention sur le rôle de cette plateforme dans les échanges d’or en provenance de plusieurs pays africains, parfois en dehors des circuits officiels. Cette situation a conduit plusieurs États producteurs à renforcer les mécanismes de traçabilité de leur production aurifère.
Trafic d’or : Auditionné au TCS, le ciel tombe sur la tête d’Oswald Baboke
L’étau se resserre de plus en plus au tour du Directeur général adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République Oswald Baboke dans le scandale de l’or volé qui secoue le Cameroun depuis quelques semaines déjà.
Selon les indiscrétions, le fils de Dimako, dans la région de l’Est, aurait été auditionné au Tribunal Criminel Spécial vendredi dernier dans le cadre du trafic d’or illégal au Cameroun. Si pour l’heure le contenu de cette audition n’a pas été rendu public, l’on sait qu’elle fait suite à la disparition de 44 tonnes d’or camerounais en seulement quatre ans, pour réapparaître à Dubaï, alors que les registres officiels ne mentionnent que 148 kilos exportés. Selon les estimations, cette disparition représenterait une perte sèche de plus de 2 000 milliards de FCFA pour le Cameroun. Au cœur de cette affaire, des noms influents refont surface, dont ceux d’Oswald Baboke, haut dignitaire du régime, et de sa fille, la chanteuse gospel Indira Baboke, qui détient trois permis d’exploitation minière. Une révélation qui soulève des questions brûlantes sur la gestion des ressources naturelles et l’enrichissement d’une élite au détriment du peuple.
EXPLOSIF : 2 000 Milliards de FCFA Volés au Peuple Camerounais, le Clan Baboke au cœur de l’affaire
Ce n'est plus du détournement de fonds, c'est le pillage industriel d'une nation tout entière.
En l'espace de seulement 4 ans, 44 tonnes d’or camerounais ont mystérieusement disparu des radars nationaux pour aller briller sous le soleil de Dubaï. Quarante-quatre tonnes. Pendant ce temps, dans les registres officiels de l'État, une ridicule ligne de compte prétend que le Cameroun n'a exporté que 148 malheureux kilos.
Le calcul de ce mensonge d'État est vertigineux : plus de 2 000 milliards de FCFA de pertes sèches. Une fortune colossale qui aurait dû construire des hôpitaux, bitumer des routes et financer l'école des enfants de la République, mais qui a fini sa course dans les coffres-forts des paradis fiscaux.
Les Visages du Scandale : Le Clan Baboke au Cœur du Système
Derrière ce désastre économique, les masques tombent et les réseaux du népotisme s'exposent au grand jour. Au centre de ce système occulte d'évacuation de l'or vers Dubaï, des noms reviennent avec insistance : Oswald Baboke, haut dignitaire du régime, et sa fille, la chanteuse gospel Indira Baboke, un célèbre footballeur, des hommes d’affaires etc.
Comment expliquer qu’une jeune artiste détienne à elle seule 3 permis d’exploitation minière dans un pays où la jeunesse diplômée croule sous le chômage ?
Pendant qu’elle chante la piété sur les réseaux sociaux, les excavatrices s'activent sur le terrain, arrachant les richesses du sous-sol camerounais pour les expédier en jet privé vers les comptoirs de Dubaï. Ce n'est pas de la réussite, c'est l'illustration parfaite d'une élite prédatrice qui privatise les ressources publiques au profit des intérêts familiaux.
Un Crime Économique Impuni
Piller l'or de l'Est du Cameroun, falsifier les déclarations douanières, priver le Trésor Public de 2 000 milliards de FCFA et s'enrichir impunément sur le dos d'un peuple qui souffre : voilà la réalité du scandale. L'or du Cameroun doit profiter aux Camerounais, pas alimenter le train de vie fastueux d'une poignée de privilégiés intouchables.
Le peuple regarde, les chiffres parlent, et l'histoire jugera.
Paul Chouta