Scandaleux : une autopsie révèle la cause d'une mort que les coupables ont voulu maquiller

Un Cadavre Une autopsie réalisée

Fri, 26 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Il y a à peu près un an, le Camerounais Ndongmo est mort en mer. Ce décès est suspect, faisant faire un rapport d’autopsie. Ce rapport accable une partie prenante, comme le rappelle ici Boris Bertolt.

Le rapport d’autopsie médico-légale réalisé après le décès de Pascal Ndongmo, survenu le 23 août 2025 sur une plateforme offshore de Perenco aux larges de Kribi, met en lumière des éléments particulièrement préoccupants sur les circonstances de l’accident et relance les interrogations sur les conditions de sécurité au sein de la compagnie pétrolière.

Selon les experts, la victime est décédée d’une mort violente, consécutive à un polytraumatisme majeur provoqué par une chute dans une cuve de pétrole brut, auquel s’est ajoutée une asphyxie massive provoquée par l’inhalation d’hydrocarbures.

L’autopsie révèle de multiples fractures du crâne, des vertèbres cervicales et des côtes, des brûlures chimiques sur plusieurs parties du corps, un œdème pulmonaire massif ainsi que la présence de pétrole dans les poumons, les voies respiratoires et le contenu gastrique.

Les médecins concluent également que Pascal Ndongmo était toujours vivant au moment de son immersion dans la cuve de pétrole. Le rapport va plus loin en évoquant l’hypothèse d’une exposition à des gaz toxiques, notamment le sulfure d’hydrogène (H₂S), gaz particulièrement présent dans l’exploitation pétrolière et reconnu pour provoquer des pertes de connaissance, une asphyxie rapide, voire un arrêt cardio-respiratoire en cas de forte concentration.

Les experts estiment que cette exposition pourrait expliquer le malaise ayant précédé la chute de la victime. Pour étayer leurs conclusions, les médecins légistes indiquent avoir consulté la documentation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), un expert pétrolier agréé près la Cour d’appel du Littoral, un médecin du travail spécialisé dans le secteur des hydrocarbures ainsi qu’un technicien intervenant régulièrement sur les plateformes pétrolières.

Tous ces éléments les conduisent à souligner que les gaz émis par le pétrole brut constituent un danger majeur nécessitant des systèmes permanents de détection et des mesures de prévention particulièrement strictes. Le rapport insiste d’ailleurs sur l’importance du respect des dispositifs de sécurité sur les plateformes offshore, notamment la surveillance des concentrations de gaz toxiques et le port d’équipements de protection adaptés pour les travaux en hauteur.

Il précise toutefois que l’analyse complète des causes de l’accident, à travers l’établissement de l’arbre des causes, devra déterminer avec précision les défaillances ayant conduit au drame. Sans attribuer formellement la responsabilité de l’accident à Perenco, les conclusions de cette expertise mettent néanmoins en évidence des éléments susceptibles d’interroger les conditions de travail, les dispositifs de prévention des risques industriels et le niveau de sécurité mis en œuvre sur la plateforme au moment de l’accident.

Ces constatations pourraient constituer des pièces déterminantes dans les procédures judiciaires appelées à établir les responsabilités éventuelles dans ce décès.

Source: www.camerounweb.com