Ce qu'est devenu le proviseur du lycée de Mora cinq mois après son enlèvement

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Mon, 29 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Le lanceur d’alerte Boris Bertolt se pose la question : « Cinq mois après son enlèvement, que devient Amadou Anvilace, proviseur du lycée de Mora ? ». Le responsable d’établissement a été piégé par des ravisseurs. Qu’est-il devenu, réponse.

Le 26 janvier 2026, le proviseur du lycée de Mora, Amadou Anvilace, était enlevé lors d’une attaque attribuée aux combattants de Boko Haram dans le département du Mayo-Sava, région de l’Extrême-Nord.

Plus de cinq mois après les faits, aucune information officielle n’a été communiquée sur son sort, suscitant une vive inquiétude au sein de la communauté éducative et de la population locale.

Cet enlèvement rappelle la persistance de la menace terroriste dans l’Extrême-Nord, malgré les importantes opérations militaires menées depuis plusieurs années contre Boko Haram.

Les établissements scolaires et les personnels de l’éducation demeurent des cibles privilégiées du groupe djihadiste, qui considère l’enseignement moderne comme contraire à son idéologie. Des centaines d’écoles ont déjà été attaquées ou fermées dans le bassin du lac Tchad au cours de l’insurrection.

Depuis la disparition d’Amadou Anvilace, les autorités camerounaises sont restées discrètes sur l’évolution des recherches ou d’éventuelles négociations. Ce silence alimente les interrogations de nombreux observateurs qui s’interrogent sur les efforts déployés pour obtenir sa libération et sur les conditions dans lesquelles il pourrait être détenu.

Dans un contexte où les enseignants continuent d’exercer leur mission dans des zones exposées aux incursions des groupes armés, plusieurs voix appellent les pouvoirs publics à communiquer sur la situation du proviseur de Mora et à renforcer davantage les mesures de protection du personnel éducatif.

Au-delà du cas d’Amadou Anvilace, cette affaire met une nouvelle fois en lumière le lourd tribut payé par le système éducatif camerounais face à l’insécurité qui perdure dans l’Extrême-Nord, où enseignants, élèves et responsables d’établissements continuent d’exercer sous la menace permanente des attaques terroristes.

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