Le gouvernement camerounais a publié un communiqué officiel le 30 juin 2026 pour faire le point sur l'affaire du faux décret présidentiel portant nomination d'un Vice-Président de la République. Les autorités confirment que l'individu qui s'est présenté à la CRTV a été interpellé et que des investigations approfondies sont en cours.
Dans un communiqué signé par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, les autorités reviennent sur les circonstances de cette affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines.
« Au courant du mois de juin 2026, un individu s'est rendu dans les locaux de la Cameroon Radiotélévision (CRTV), à Yaoundé, et y a déposé un pli fermé contenant un prétendu décret présidentiel, portant nomination d'un Vice-Président de la République », précise le communiqué.
Le document, qui revêtait selon toute apparence les sceaux officiels de la Présidence de la République ainsi qu'une signature attribuée au chef de l'État, « n'a cependant nullement trompé la vigilance des responsables de la CRTV, qui ne l'ont point diffusé sur leurs différentes antennes ».
Le gouvernement rappelle que la diffusion des actes officiels obéit à « des procédures strictes et réglementées » qui visent à garantir leur fiabilité et leur crédibilité. « Lorsque de surcroît ces actes proviennent du Président de la République, leur publication suit un circuit officiel, codifié et centralisé au sein de la Présidence de la République », souligne le communiqué.
S'agissant d'un décret présidentiel d'une telle importance, « il va de soi que toutes les précautions seraient prises le cas échéant, pour le rendre public à travers les canaux officiels ».
Le gouvernement lève toute équivoque sur l'authenticité du document : « Il y a donc tout lieu de lever toute équivoque sur la provenance et l'authenticité de ce décret qui, de toute évidence, n'a jamais été signé par qui de droit. »
L'individu en question a été interpellé et se trouve actuellement « entre les mains des autorités compétentes, qui ont engagé des investigations approfondies ». Le gouvernement précise que l'individu « ne figure nulle part dans les effectifs de la Présidence de la République ».
Le gouvernement invite les citoyens « à un peu plus de vigilance et de discernement », rappelant que « toute décision dans cet important domaine est et demeure de la seule et exclusive prérogative du Président de la République ».