C'est un fait curieux, Nourane Foster et Cabral Libii ne sont plus en odeur de sainteté. La députée et entrepreneure a disparu des cahiers officiers du parti de l'opposition, comme le confirme l'Indépendant dans sa parution du lundi 29 juin 2026 que nous prenons le soin de relayer. Dans l'article rédigé par Serge Ekoumou, cette dissension est confirmée.
Après des mois de tensions publiques, Cabral Libii et Nourane Foster semblent avoir définitivement mis fin à leur collaboration politique, une rupture qui affaiblit davantage le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et ravive les interrogations sur l’avenir du parti.
Le 20 juin dernier, les internautes un peu trop attentifs ont découvert, sur le tout nouveau site du Parti que la députée du Wouri‐Est, Nourane Foster, a disparu. Pourtant, aucune démission officielle n'a été annoncée par la députée et aucun communiqué ne vient expliquer cette absence.
Cette disparition du site du PCRN marque‐t‐elle une décision du parti ou confirme‐t‐elle une séparation déjà effective, mais jamais officiellement annoncée ? La question reste ouverte.
Dans tous les cas, ce divorce interne expose désormais des divisions de leadership, fragilise la cohérence stratégique et risque d’éroder la base militante, tandis que les observateurs s’interrogent sur la capacité du parti à se recomposer, à retenir ses cadres et à maintenir sa crédibilité face aux défis électoraux et à la concurrence politique.
Au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un document confidentiel révèle les mécanismes d'une procédure interne qui pourrait aboutir à l'exclusion d'un de ses cadres les plus élevés. Cette affaire pose la question de la démocratie interne au sein des partis politiques camerounais.
Le parti de Maurice Kamto, qui se présente comme un parti de renouveau et de rupture avec les pratiques autoritaires, semble aujourd’hui reproduire les méthodes qu'il dénonce ailleurs : des commissions d'enquête aux pouvoirs flous, des procédures sans garanties et des exclusions présentées comme des actes de salubrité publique.
L'absence de transparence sur les griefs, la brièveté du délai de convocation et la concentration du pouvoir entre les mains d'un seul président de commission dessinent le portrait d'une justice partisane expéditive.