L'exploitation minière artisanale de l'or, qu'elle soit officieuse ou officielle, fait partie des problèmes auxquels sont confrontés beaucoup de gouvernements africains. Elle présente des risques mortels pour les jeunes et l'environnement, sans oublier ses conséquences sur l'économie nationale lorsque les ressources trouvées ne sont pas correctement gérées.
En parlant de dangers physiques et des accidents immédiats qui peuvent subvenir, on ne peut pas manquer de citer les éboulements de terrain. Selon les experts environnementaux, les galeries artisanales sont instables et s'effondrent souvent sans prévenir.
Aussi, avancent-ils, « le manque d'oxygène et l'accumulation de gaz souterrains peuvent tuer assez rapidement ceux et celles qui travaillent sur ces sites ou qui vivent aux alentours ».
Il est également à évoquer les pluies qui inondent brusquement les puits profonds sans possibilité de sortie. D'autres conséquences sont l'empoisonnement au mercure. Utilisé pour amalgamer l'or, il détruit le système nerveux des manipulateurs. Par ailleurs, l'inhalation permanente de poussière de silice provoque la silicose incurable.
Ajoutés à cela les camps de fortune qui manquent d'eau potable, ce qui laisse place à des maladies comme le choléra et autres. Sur ces genres de chantiers, malheureusement, des milliers de mineurs travaillent. Ils quittent l'école pour des tâches ultra-dangereuses.
Comment éviter de citer les réseaux criminels qui en découlent. La présence d'or attire la violence, le vol et le financement de groupes armés. À Kye-Ossi, par exemple, un jeune homme, appelé Yuh Adamou, s'est noyé ces dernières heures. Sa mort est intervenue sur un site où des gens creusaient à la recherche de l'or.
Selon les sources, il faisant également partie des travailleurs parce que recherchant des moyens financiers pour subvenir à ses besoins. Adamou s'en est allé, laissant ses amis collègues opérant sur le chantier dans une tristesse absolue. Vont-ils se servir de son exemple pour abandonner les travaux et choisir de rester en vie ? Il faut leur poser la question.