Il s'agit de celui que l'on surnomme Le patriote camerounais. Il écrit sur sa page Facebook que pendant que « nous gardons l'espoir d'un avenir meilleur pour le Cameroun, la réalité sur le terrain devient de plus en plus difficile à ignorer ».
Notre cher pays glisse doucement vers une réalité où beaucoup ne vivent plus vraiment, ils survivent. On ne peut même plus confier nos enfants à un voisin pour aller travailler sereinement, tant les cas d'abus sexuels sur mineurs deviennent alarmants et répétitifs.
On ne peut plus laisser les enfants jouer librement dans les quartiers jusqu'au coucher du soleil, parce que les actes de violence, les disparitions et les crimes touchant les plus innocents se multiplient.
Un pays où ceux qui devraient incarner la tradition et la protection en viennent parfois à trahir leur propre mission, au lieu de servir le peuple avec justice et dignité. Que justice soit faite pour ce compatriote brûlé vif à l'Ouest dans des circonstances inacceptables et barbares par un pseudo chef traditionnel.
Le tribalisme, lui, continue de nous diviser comme une maladie silencieuse. Nous passons trop de temps à nous opposer entre frères et sœurs, oubliant ce qui nous unit réellement : un même drapeau, une même terre, une même nation.
Un drapeau qui ne connaît pas les ethnies, mais seulement des Camerounais. Soixante ans après, nous peinons encore à nous asseoir ensemble, à avancer main dans la main, à bâtir une nation solide et juste.
Sommes-nous un échec ? Je refuse de le croire. Je crois au contraire que le Cameroun est destiné à briller. Comme une étoile dans la nuit africaine. Et cette lumière, ce n'est pas un miracle extérieur : c'est nous. Toi. Moi. Nos parents. Nos enfants.
Ensemble, nous avons le pouvoir de faire briller cette étoile. Ensemble pour un Cameroun meilleur.