Francis Ngannou est l'un des sportifs camerounais les plus robustes et difficiles à battre dans leur discipline. Celui que l'on surnomme The Predator a la chance de côtoyer Samuel Eto'o et André Onana à des occasions données et il a une idée bien précise d'eux.
C'est un secret de polichinelle, l'ancien attaquant et le gardien de but ne sont pas en odeur de sainteté. André Onana a même quitté la sélection nationale à cause du différend qui existe entre lui et le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). À la Coupe du monde au Qatar, le problème a compromis les chances de réussite du Cameroun, empoisonnant l'atmosphère au sein de l'équipe.
Dans l'environnement sportif, certains observateurs donnent raison à André Onana tandis que d'autres estiment que peu importe le souci qui existe entre eux, il doit respect et considération à son grand frère, Samuel Eto'o. Le mal est si profond que les deux personnes ne peuvent plus se trouver dans une même pièce. Elles ne peuvent plus se sentir. Francis Ngannou le sait aussi, lui à qui une question a été posée.
Le journaliste demande à l'athlète : « Francis, cette semaine, on vous a vu au siège de la Fecafoot avec Samuel Eto'o pour célébrer les 50 ans de Rigobert Song. Deux jours plus tard, André Onana était à vos côtés lors de l'inauguration de votre Venice Hall. Dites-nous la vérité, si, un jour, Samuel Eto'o et André Onana se retrouvaient attaqués en même temps dans une rue de Yaoundé, lequel des deux iriez-vous défendre en premier ? ».
À Francis Ngannou de répondre : « Vous savez, un vrai combattant ne choisit pas entre deux Camerounais. Samuel Eto'o a marqué l'histoire de notre football. André Onana continue d'écrire la sienne. Si demain, l'un a besoin de moi, j'irai ».
The Predator enchaîne en faisant savoir que « si le même jour, l'autre a besoin de moi, j'irai aussi. Le Cameroun est trop petit pour que nous passions notre temps à choisir entre nos légendes. Mon camp, c'est le football camerounais. Et j'espère qu'un jour, nous prendrons tous une photo ensemble. Ce sera la plus belle victoire ».
Voilà une belle réponse, reconnaissent tous les observateurs. Francis Ngannou a choisi. Entre les deux, il choisit le Cameroun, ce qui veut dire les deux. Il ne veut pas prendre l'un et laisser l'autre.