La presse et les réseaux sociaux prêtent au président Paul Biya l'intention de procéder à la prise de mesures fortes, information avancée par un média local, qui ajoute que ces mesures peuvent aller dans le sens de la détente du climat sociopolitique fortement crispé depuis une décennie.
On l'a vu récemment, introduit le journal, qui poursuit que « contre toute attente, le chef de l'État a actionné les leviers du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), son appareil politique, en vue de procéder à des changements majeurs à la tête des deux chambres du Parlement ».
Ainsi, se demande rhétoriquement l'Indépendant, dans sa nouvelle parution, les réputés inamovibles Cavayé Yeguié Djibril et Marcel Niat Njifenji sont-ils passés à la trappe à l'Assemblée nationale et au Sénat, respectivement. Désormais, c'est Théodore Datouo et Aboubakary Abdoulaye qui sont aux manettes.
Ils ont, pour eux, « l'avantage d’être considérés comme des 'jeunes', comparativement à leurs prédécesseurs. Mais Paul Biya, apprend-on encore, pourrait davantage surprendre son monde à travers des mesures qualifiées de révolutionnaires par des dignitaires de son régime ».
Celles-ci, lit-on dans les colonnes du média, attendues incessamment, viseraient notamment l'intensification de la lutte contre la mal gouvernance, la libération de plusieurs prisonniers ainsi que la revue de fond en comble de l'exécutif. Le dernier aspect cité viserait, entre autres, la réduction drastique de la taille du gouvernement, mais aussi la nomination de personnalités jugées 'neuves', issues pour certaines de la société civile, conclut la source.