La montée des discours de haine sur les réseaux sociaux inquiète l'Association des Jeunes Leaders Camerounais (AJLC). Dans une note adressée le 2 juillet 2026 au gouverneur de la région de l'Adamaoua, l'organisation tire la sonnette d'alarme face à la multiplication des publications injurieuses, diffamatoires et provocatrices émanant d'acteurs politiques, militants et influenceurs. Selon l'AJLC, ces contenus ne relèvent plus du simple débat politique : ils alimentent les tensions entre citoyens, fragilisent la cohésion sociale et exposent particulièrement les jeunes à des messages de division. L'association évoque même le risque d'une escalade vers des violences physiques impliquant des armes blanches si aucune réponse n'est apportée. Elle appelle le gouverneur à mobiliser l'ensemble des acteurs concernés, à faire appliquer la loi contre les auteurs de discours haineux, et à recentrer le débat public sur les véritables préoccupations des populations : emploi des jeunes, formation, entrepreneuriat, éducation, santé et infrastructures. Une vaste campagne de sensibilisation impliquant responsables politiques, autorités traditionnelles et religieuses est également recommandée pour préserver la paix sociale dans une région qui a longtemps été un modèle de cohabitation respectueuse.
Info en continu… DISCOURS DE HAINE: UNE ONG INTERPELLE LE GOUVERNEUR DE L’ADAMAOUA FACE À LA MONTÉE DES TENSIONS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
Ngaoundéré – Face à la recrudescence des discours de haine et des violences verbales sur les réseaux sociaux, l’Association des Jeunes Leaders Camerounais (AJLC) tire la sonnette d’alarme. Dans une note adressée au gouverneur de la région de l’Adamaoua, l’organisation appelle les autorités à prendre des mesures urgentes afin d’éviter une dégradation du climat social dans cette partie du pays.
Daté du 2 juillet 2026, le document met en garde contre la multiplication des publications jugées injurieuses, diffamatoires et provocatrices émanant de certains acteurs politiques, militants, influenceurs et sympathisants. Selon l’AJLC, ces contenus alimentent les tensions entre citoyens, fragilisent la cohésion sociale et exposent particulièrement les jeunes à des messages de division.
L’association estime que ces prises de position ne relèvent plus uniquement du débat politique, mais constituent désormais un facteur susceptible d’alimenter des affrontements entre communautés. Elle évoque même le risque d’une escalade vers des violences physiques impliquant des armes blanches si aucune réponse n’est rapidement apportée par les pouvoirs publics.
Dans son plaidoyer, l’AJLC demande au gouverneur de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés, sans distinction d’appartenance politique, afin de rappeler les obligations de chacun en matière de respect de la paix, de la dignité humaine et de l’ordre public. L’organisation insiste également sur l’application impartiale de la loi à l’encontre des auteurs de discours haineux et de provocations.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, l’association invite les responsables politiques à recentrer le débat public sur les véritables préoccupations des populations, notamment l’emploi des jeunes, l’accès à la formation, l’entrepreneuriat, l’éducation, la santé et le développement des infrastructures.
L’AJLC appelle également à renouer avec la tradition politique qui, selon elle, a longtemps caractérisé l’Adamaoua. Elle cite les figures des défunts El Hadj Amao, El Hadj Issa Santi et El Hadj Garou, présentés comme des responsables ayant su défendre leurs convictions dans le respect mutuel et l’intérêt supérieur de la région, malgré leurs divergences politiques.
L’organisation plaide enfin pour le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation impliquant responsables politiques, autorités traditionnelles et religieuses, organisations de jeunesse, leaders d’opinion et administrateurs des plateformes numériques. Une telle initiative permettrait, selon elle, de préserver la paix sociale, de renforcer la cohésion entre les populations et d’offrir à la jeunesse un modèle de citoyenneté responsable.
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