CONFIDENTIEL: guerre de succession, Paul Biya ferme les portes

CHANTAL BIYA ATANGA NJI Image illustrative

Tue, 7 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Selon des informations exclusives, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, aurait sollicité une audience auprès du président Paul Biya à Genève, où le chef de l'État séjourne pour des raisons de santé. Le président aurait refusé de le recevoir. Une information qui, si elle se confirme, alimenterait les spéculations sur les tensions au sein du régime à l'approche de la succession de Paul Biya.

Paul Atanga Nji se trouve actuellement en Europe pour des soins médicaux, mais également pour rendre visite à sa fille qui aurait accouché à Paris. C'est dans ce contexte qu'il aurait tenté de profiter de sa présence en Europe pour rencontrer le président Paul Biya, qui séjourne à Genève depuis le 7 juin 2026.

Mais selon nos informations, le chef de l'État aurait refusé de recevoir le ministre de l'Administration territoriale. Un refus qui intervient alors que Paul Atanga Nji est régulièrement cité parmi les favoris pour occuper le poste de vice-président de la République, réinstauré par une révision constitutionnelle adoptée en avril 2026.

Paul Atanga Nji, connu pour sa proximité avec les questions sécuritaires et son rôle de président du Conseil national de sécurité, est considéré comme l'un des proches collaborateurs du président Paul Biya. Son nom revient avec insistance dans les spéculations sur la succession du chef de l'État, aux côtés de ceux de Ferdinand Ngoh Ngoh, Louis-Paul Motaze, Oswald Baboke ou encore Franck Biya.

Le refus présumé du président de le recevoir pourrait être interprété comme un signe de défiance ou comme une volonté de ne pas alimenter les spéculations sur une éventuelle nomination à un poste clé.

Cette information intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de la succession de Paul Biya, âgé de 93 ans et actuellement en séjour en Suisse pour des raisons de santé. L'affaire du faux décret de nomination d'un Vice-Président, qui aurait porté le nom d'Oswald Baboke avant d'être remplacé par celui du porteur Sitchom Johann, a révélé l'existence de luttes d'influence au sein même du régime.

Le ministre Eyebe Ayissi a récemment confirmé qu'il y a eu une tentative de coup d'État via ce « faux-vrai » décret . Une sortie publique qui contraste avec la communication jugée « embrouillée » du porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, qui aurait tenté de minimiser la gravité des faits.

Le refus présumé de Paul Biya de recevoir Paul Atanga Nji, l'un de ses proches collaborateurs, ne manquera pas d'alimenter les interrogations sur l'état de santé du chef de l'État et sur les luttes de succession qui agitent les coulisses du pouvoir.

Pour l'heure, ni la présidence de la République ni le ministère de l'Administration territoriale n'ont réagi à cette information. L'affaire, si elle se confirme, pourrait révéler des tensions au sein du régime à un moment crucial de l'histoire politique du Cameroun.

Source: www.camerounweb.com