Ngoh Ngoh a favorisé l'ascension d'Oswald Baboke, lequel est ensuite devenu un concurrent influent
Depuis la révision constitutionnelle avec la création du poste de vice-président, un parallèle est établi entre l'ancien président Ahmadou Ahidjo, qui a sous-estimé son successeur, et les rivalités actuelles au sommet de l'État camerounais. Le ministre secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh a favorisé l'ascension d'Oswald Baboke, lequel est ensuite devenu un concurrent influent auprès de la Première dame, alimentant une lutte de pouvoir pour la succession.
Le premier président du Cameroun indépendant et moderne s'était trompé sur le compte de son Premier ministre. Il voyait en lui un homme de second plan, sans soupçonner qu'il faisait volontairement profil bas, selon l'expression populaire, « faisant l'âne pour avoir du foin », afin de mieux avancer ses pions.
De même Ferdinand Ngoh Ngoh, ancien nounou et coursier de la première dame, passé par les fourches caudines des officines de Martin Belinga Eboutou, notoirement connu pour exercer un droit de cuissage et de préemption sur tous ses obligés et poulains, qu'il enfourchait allègrement, avait introduit l'ancien indic, Oswald Baboke dans le sérail. Ce dernier, depuis monté en grande et l'a sous-classé aux yeux de la première dame dans l'art de ramper à plat-ventre, et dans l'accomplissement des tâches ingrates.
Résultat des courses? Le chien du roi qui se croyait le roi des autres chiens, est confronté à la jacquerie d'autres chiens qui lui disputent ce rôle.
Car Baboke (récemment hospitalisé pour un malaise cardiaque résultant de l'abus du Viagra) est autrement plus avantageusement outillé et fourni par la nature, en terme de marteau-piqueur, et de manivelle, pour circonscrire et éteindre l'immense feu, qui couve sous les froufrous de l'éternelle insatiable et intrigante du palais hanté d'Etoudi. Dans son calcul de première dame un jour, et première dame toujours, elle semble avoir jeté son dévolu sur un nouveau poulain, dont la première tentative de passage en force de la mise en scelle, a lamentablement été éventrée.
JPD