Nomination du Vice-président : Paul Biya anonce prépare une mauvaise surprise pour Ferdinand Ngoh Ngoh

Ferdinand Ngoh Ngoh Fortune NewYork Image illustrative

Fri, 10 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Selon des informations exclusives, le président Paul Biya prévoit de réformer le Secrétariat général de la présidence de la République (SGPR) en lui retirant certaines compétences, dans le cadre de la mise en place des attributions du futur Vice-Président. Une décision qui affaiblirait considérablement le puissant Ferdinand Ngoh Ngoh, actuel ministre d'État, secrétaire général de la présidence depuis décembre 2011 .

L'information, relayée par le lanceur d'alerte Boris Bertolt, indique que Paul Biya entend réformer le SGPR en lui retirant des prérogatives, pour les transférer au futur Vice-Président. Actuellement, le secrétaire général de la présidence assiste le président dans l'accomplissement de sa mission : il reçoit ses directives, suit l'exécution de ses décisions, instruit les dossiers qui lui sont confiés, prépare les conseils des ministres et assure la mise en forme des projets de loi . Un ensemble de compétences qui fait de Ferdinand Ngoh Ngoh l'un des hommes les plus puissants du régime.

En retirant certaines de ces attributions pour les confier au Vice-Président, Paul Biya opérerait un rééquilibrage institutionnel majeur. Une décision qui, si elle se confirme, constituerait un coup dur pour Ngoh Ngoh, dont le rôle central dans l'appareil d'État serait directement menacé.

Cette réforme intervient dans un contexte de fortes tensions autour du poste de Vice-Président, réinstauré par une révision constitutionnelle adoptée le 4 avril 2026 . Selon une analyse publiée par AllAfrica, la réforme constitutionnelle devait permettre de contrôler la transition post-Biya depuis l'intérieur du système, mais elle s'est transformée en un piège institutionnel que personne ne parvient à déjouer .

Les analystes estiment que c'est le clan de Ferdinand Ngoh Ngoh qui a porté cette réforme en coulisses, espérant en tirer profit. Mais la réforme a produit l'effet inverse : elle a rendu suspects ceux qui l'avaient conçue et a affaibli le clan qui devait en bénéficier . La perspective d'une réforme du SGPR qui réduirait les prérogatives de Ngoh Ngoh confirme cette analyse.

La décision de Paul Biya de réformer le SGPR tout en nommant un Vice-Président enverrait un signal fort à l'ensemble du régime. Elle marquerait la fin de l'hégémonie de Ferdinand Ngoh Ngoh, dont le contrôle sur l'appareil d'État est sans précédent depuis sa nomination en 2011 .

Cette réforme pourrait également être interprétée comme une réponse à l'affaire du faux décret de nomination d'un Vice-Président, qui a révélé l'existence de luttes d'influence au sein du régime. En redessinant les équilibres de pouvoir, Paul Biya chercherait à reprendre la main sur un processus de succession qui lui échappe de plus en plus.

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