En 1975, Ayissi Mvodo assène une violente gifle à Paul Biya dans le bureau du Président Ahmadou Ahidjo. Il faudra venir l'arrêter pour qu'il ne rudoye pas davantage celui qui était alors son ami d'enfance. Les deux hommes, qui s'étaient connus au lycée au Cameroun et avaient poursuivi leurs études ensemble à Paris, étaient pourtant liés par une amitié profonde – Ayissi Mvodo avait même attendu un an que Paul Biya réussisse son bac pour voyager avec lui en France. Mais à Paris, la relation se dégrade : Ayissi Mvodo trouve son ami « mou, hypocrite, fourbe, ingrat, timoré et sans ambitions ». Lorsque Ahidjo annonce le retour du poste de Premier ministre et demande à ses cadres béti de lui proposer un candidat, la tension entre les deux anciens amis explose. Germaine Ahidjo racontera que son mari, interrogé sur le choix de Paul Biya plutôt que d'Ayissi Mvodo, aurait répondu : « Ayissi est un ami loyal qui se jetterait dans la Bénoué pour moi si je le lui demandais… Mais il est, par tempérament, très belliqueux et serait capable, à lui tout seul, de provoquer une guerre civile. » Certainement que Ahidjo se rappelait encore du bruit de la gifle de 1975.
Le jour où Ayissi Mvodo gifla Paul Biya
En 1975, Ayissi Mvodo va assener une violente gifle à Paul Biya dans le bureau du Président Ahmadou Ahidjo. Il fallut venir l’arrêter pour qu’il ne rudoyât pas Paul Biya. Ayissi n’aimait pas Paul Biya et ne le cachait pas.
En effet , Ahidjo venait d’annoncer le retour du poste de Premier ministre, et avait demandé à ses cadres béti de lui proposer un candidat.
S’ensuivra un violent échange verbal entre Biya et Mvodo anciens amis d’enfance et qui s’y voient chacun, puis une gifle d’Ayissi Mvodo à Paul Biya.
Lorsque les langues se délieront, les historiens nous donneront les raisons de cette détestation.
Une animosité subite qui ne s'expliquait pas car au lycée, Ayissi Mvodo était l’ami intime d’un certain Paul Biya qu’il va côtoyer au lycée au Cameroun et durant son cursus parisien.
François-Borgia Marie Evembé raconte même que lorsque Ayissi Mvodo réussit sa première partie du Baccalauréat Paul Biya échoue.
Ayissi Mvodo décide de rester un an au pays pour répéter son ami et attendre qu'il réussisse pour voyager ensemble et continuer les études en France.
Finalement à Paris, la relation entre les deux hommes se dégrade fortement.
Ayissi Mvodo, le trouve « mou, hypocrite, fourbe, ingrat, timoré et sans ambitions ».
En effet, Ayissi Mvodo était de tempérament très eructif et belliqueux.
Germaine Ahidjo raconte que lorsque son mari Ahidjo porte le choix de son successeur sur Paul Biya ; elle n'est pas d'accord et lui demande pourquoi il ne choisit pas plutôt Samuel Eboua ou Ayissi Mvodo.
Concernant le cas Ayissi Mvodo, le Président Ahidjo aurait répondu :
" Ayissi est un ami et un homme loyal qui se jetterait dans la Bénoué pour moi si je le lui demandais ; et, à cet égard, il représente le choix le plus commode…
Mais il est, par tempérament et par nature, très belliqueux et serait capable, à lui tout seul, de provoquer une guerre civile qui embraserait tout le Cameroun, réduisant ainsi à néant tous les efforts de l’unité nationale"
Certainement que Ahidjo se rappelait encore du bruit de la gifle de 1975
Je mens pour gagner quoi ?
L'oubli est la ruse du diable !