Valère Bessala dénonce le « bradage » d'une télévision publique et interpelle le ministre des Finances

Mini Valere Bessala New.png Valère Bessala

Sun, 12 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité de l'émission Libre Expression sur Info Tv, le président du mouvement La Jouvence, Valère Bessala, a relancé le débat sur la gestion des actifs publics au Cameroun. Il a évoqué l'histoire d'une télévision acquise par l'État pour plusieurs milliards de francs CFA avant d'être « bradée » à une somme dérisoire, une affaire qui selon lui n'a jamais fait l'objet d'une véritable enquête parlementaire.

« Commençons par interroger le ministre des Finances lui-même », a lancé Valère Bessala, en revenant sur une affaire qu'il juge emblématique de la mauvaise gestion des deniers publics. Il a rappelé qu'il y a trois ans, l'honorable député Nintcheu, qu'il a salué pour « l'excellent travail qu'il fait à l'Assemblée nationale », avait posé une question au ministre des Finances concernant une télévision acquise par l'État.

« Le ministre a dit : réjouissez-vous que l'État du Cameroun ait aidé un Camerounais à être le premier Camerounais à acquérir une télévision privée chez les Blancs », a rapporté Bessala, soulignant le ton « sentencieux et moqueur » du ministre envers le député.

Un bradage à 15 ou 20 millions ?

Selon Bessala, cette télévision, acquise à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA grâce à « des mécanismes financiers incroyables », a ensuite été « bradée à 15 ou 20 millions de francs, comme une vulgaire coque à la casse ». L'homme politique a dénoncé l'absence de suivi parlementaire sur ce dossier.

« Ce même ministre, personne ne lui a posé la question encore aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Il faut encore qu'on attende Nintcheu pour venir lui poser la question de savoir : monsieur le ministre, la télévision là est où ? On ne la voit même plus. Est-ce qu'elle sert encore les intérêts du Cameroun ? Où en est-on aujourd'hui ? »

Ces déclarations s'inscrivent dans le débat plus large sur la gouvernance et le contrôle des dépenses publiques au Cameroun. Valère Bessala, connu pour ses positions critiques envers le régime , a déjà dénoncé à plusieurs reprises ce qu'il considère comme l'absence de véritable redevabilité des dirigeants camerounais.

L'opposant a notamment estimé que la presse camerounaise ne peut pas toujours aborder librement certains sujets, contrairement aux médias internationaux . Il avait également affirmé que « la parole est libre », mais que « celui qui parle n'est pas toujours libre après avoir parlé », décrivant une forme de pression qui pèse sur les voix critiques au Cameroun

Source: www.camerounweb.com