Paul Biya et l'hôtel continental des secrets d'Etat sortent sur la place publique

Paul Biya Present En Suisse.png Image illustrative

Mon, 13 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

« Il y avait dans le comportement de ce jeune homme, quelque chose d'intrigant et de pénible à la fois. » C'est en ces termes qu'Ahmadou Ahidjo décrivait Paul Biya, son successeur, qu'il trouvait « très égoïste et fourbe ». Une archive de Jacques Foccart, conseiller pour les affaires africaines à l'Élysée, révèle un usage non écrit au sein du gouvernement camerounais : les ministres échangeaient des cadeaux lors des festivités religieuses ou nationales. Tous sauf Paul Biya. Il recevait, mais n'offrait jamais. Ahidjo donna des instructions strictes pour qu'on ne lui fasse pas de remarque, mais il avait aussi une attention : en 1968, sur une idée de son fidèle collaborateur Cheick-Sékou Cissoko, il envoya le jeune ministre à l'Intercontinental de Genève pour célébrer son anniversaire de mariage, alors que son ménage traversait des difficultés. C'est ainsi que Paul Biya découvrit l'hôtel Intercontinental, où depuis 1968, il a installé ses quartiers. L'oubli est la ruse du diable, rappelle Arol Ketch.



𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐀𝐡𝐢𝐝𝐣𝐨 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐥’𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐞𝐧 𝐒𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞

Et depuis 1968; il y a installé ses quartiers.

Biya recevait les cadeaux mais n'en n'offrait jamais !

Voici ce que Ahmadou Ahidjo disait au sujet de son successeur qu’il trouvait très égoïste et fourbe :

« Il y avait dans le comportement de ce jeune homme, quelque chose d’intrigant et de pénible à la fois.

Je dois dire qu’avec le recul, j’ai eu tort d’interpréter ses grands talents de dissimulation et d’esquive pour de la faiblesse et même l’expression d’une certaine souffrance , liée à une profonde blessure interne et rentrée d’enfance .

Il y avait un usage non écrit, qui voulait que les ministres et mes autres collaborateurs procèdent aux échanges de cadeaux entre eux à chaque festivité religieuse ou nationale.

Il m’avait été rapporté par Victor Ayissi Mvodo Victor d’abord et ensuite par Samuel Eboua , je crois , que si Paul Biya ( qui a fait l’ensemble de sa carrière à mes côtés , exceptée la petite période où il était au ministère de l’éducation avec William Éteki avec lequel il a eu maille à partir , et quand ensuite il est devenu premier ministre) daignait bien recevoir les cadeaux de ses collègues subordonnés y compris lui en revanche n’en donnait jamais .

J’avais donné des instructions strictes et fermes , aux uns et aux autres de ne pas en lui faire la remarque ou le reproche .

Sur ce , je lui ai fait la surprise , en l’envoyant à l’Intercontinental de Genève en Suisse célébrer son anniversaire de mariage au moment où son ménage connaissait quelques difficultés, sur une idée de mon fidèle collaborateur Cheick - Sékou Cissoko .

Ça devait être en 1968 , peu après les événements estudiantins en France . Par la suite , il y avait rituellement ses habitudes »

Source : Mémoire de Jacques Foccart;

Journal de l'Elysée, tome 1 : Tous les soirs avec de Gaulle (1965-1967)

La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !

Arol KETCH -

Rat des archives

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