Coup de tonnerre : Crescence Baboke demande pardon au régime pour son mari

La Femme De Baboke Dans Son Bureau L'affaire du moment

Mon, 13 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Toute le monde ne fait que parler de la famille Baboke. Monsieur et madame Baboke, tous deux bien placés dans la classe sociale, sont dans le dur. Oswald, le père de famille, serait même proche de la prison pour des faits qu'on lui reproche et qui vont de l'enrichissement illicite à d'autres actes non moins graves aux yeux de la Grande maison qu'il sert depuis plusieurs années maintenant.

Parlons d'abord du présumé trafic d'or d'envergure. Les différents enquêteurs du Tribunal criminel spécial (TCS), instance connue pour être à la base de plusieurs arrestations d'éminentes personnalités dans le passé en encore aujourd'hui, développement des soupçons. Baboje est impliqué dans des réseaux d'exportation qualifiée de « frauduleuse » d'or vers Dubaï.

En effet, la justice examine plus précisément les soupçons d'octrois de permis miniers illégaux et de passe-droits dans la région de l'Est du Cameroun. Oswald Baboke a un grand travail à faire à prouver son innocence, s'il l'est, parce que des entreprises suspectes liées à son entourage sont passées au crible, nous signale-t-on, avec l'or ayant prétendument fuité via des jets privés et des valises diplomatiques.

Un autre souci pour lequel on tente de l'épingler est l'affaire du faux décret présidentiel. Les faits sont les suivants. Baboke est interrogé dans le cadre d'une enquête qui aurait été ordonnée par Paul Biya lui-même, d'après ce que nous a confié un homme proche de la présidence de la République.

Le faux décret présidentiel qui a failli être lu à la Cameroon Radio Television (CRTV) serait l'œuvre d'Oswald Baboke qui a tout orchestré. Il voulait faire nommer un vice-président, puisqu'il a accès à la signature et à tous les codes utilisés par le président Biya, ajoute notre contact. On se souvient qu'il a déjà utilisé à de nombreuses reprises le compte Facebook du chef de l'État pour faire sa propagande et celle de sa fille Indira.

Les avocats d'Oswald Baboke contestent et rejettent formellement ces accusations, mais pas sa femme Crescence qui n'a pas l'air d'être sereine. Peut-être, sait-elle, que son mari, le pasteur, n'est pas blanc comme neige.

La femme publie un message énigmatique sur les réseaux sociaux, disant : « La haine peut détruire ta destinée ». Regardons la vie d'Absalom, fils du roi David, il était influent, admiré et porteur d'un avenir prometteur. Mais lorsque sa sœur Tamar fut victime d'Amnon, Absalom choisit de garder sa douleur dans son cœur. Pendant deux ans, il garda le silence, mais en réalité, il nourrissait la haine et préparait sa vengeance, écrit-elle.

Crescence Baboke continue en faisant lire qu'en voulant rendre justice lui-même, Absalom ouvrit la porte à sa propre destruction. Après avoir fait mourir Amnon, son cœur s'endurcit davantage. Cette même haine le conduisit plus tard à se révolter contre son père, le roi David. Celui qui semblait destiné à un grand avenir mourut avant d'atteindre ce qu'il convoitait.

« L'ennemi n'avait pas seulement frappé Absalom à travers les événements qu'il avait vécus ; il avait trouvé une place dans son cœur. Et lorsqu'un cœur est gouverné par la haine, il devient difficile de marcher pleinement dans le plan de Dieu. Combien de personnes aujourd'hui prient, jeûnent, servent Dieu et fréquentent l'Église, mais restent prisonnières de blessures qu'elles refusent de pardonner ? Elles avancent en apparence, mais leur cœur demeure enchaîné », peut-on également voir sur le compte de la concerné.

Là où tout devient on ne peut plus clair, c'est la partie de l'invocation du pardon par Crescence Baboke : « Le pardon n'est pas une faiblesse ; c'est un acte de foi. Pardonner, c'est dire Seigneur, je te laisse rendre justice et moi je choisis de marcher dans la liberté (…) Je prie que toute racine de haine, d'amertume, de colère et de vengeance soit arrachée de ton cœur. Que le Saint-Esprit te guérisse, te restaure et te conduise dans la paix. Au nom puissant de Jésus-Christ. Amen ».

Certains y voient là un message subliminal. « Crescence sait que les membres du gouvernement la lisent beaucoup. Elle sait qu'elle peut toucher leur cœur à travers ces genres de publications, c'est à eux en réalité qu'elle demande qu'ils pardonnent ceux qu'ils estiment les avoir offensés, en l'occurrence son mari », commente un observateur. À bien y penser, ce n'est pas illogique.

Source: www.camerounweb.com