Crise à la SNH : Révélations de Jeune Afrique sur la guerre ouverte entre Chantal Biya et Nathalie Moudiki

Nathalie Moudiki Et Son Amie Chantal.png Chantal Biya veut placer son fils Franck Hertz à la tête de la compagnie nationale

Sat, 18 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Le torchon brûle entre la première dame du Cameroun, Chantal Biya et la numéro deux de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) Nathalie Moudiki. Selon les révélations du magazine « Jeune Afrique », tout serait parti de la volonté de la première dame de placer son fils, Franck Hertz, à la tête de ce géant pétrolier.

En effet, dans un article signé par Yves Plumey Bobo, Jeune Afrique nous informe que « une âpre lutte de succession se joue en effet au sommet de la société qui gère l'intégralité du pétrole brut exporté par le Cameroun. Le bras de fer qui oppose Ferdinand Ngoh Ngoh, tout-puissant secrétaire général de la présidence, et, par ailleurs, président du conseil d'administration de la SNH, au couple que forment Adolphe et Nathalie Moudiki semblait pourtant avoir été tranché par le chef de l'État.

« Mais les différents clans qui gravitent autour de la SNH, premier contributeur au budget de l'État, ont déterré la hache de guerre, au moment où l'état de santé de Paul Biya, hospitalisé dans une clinique genevoise, semble fragile »
.

Selon Jeune Afrique, la situation a changé avec « l'entrée en lice de Chantal Biya, épaulée par l'ennemi juré des Moudiki, Ferdinand Ngoh Ngoh. Ce dernier mène-t-il ce combat avec la bénédiction de la première dame ? La réalité est plus complexe. Loin de soutenir le candidat préféré de Ngoh Ngoh, Chantal Biya avance ses propres pions. Son argument de choc : il est temps de tourner la page des dysfonctionnements liés à l'absence d'Adolphe Moudiki.

« Compagnon de route de Paul Biya, Adolphe Moudiki, 87 ans, est depuis plus de trente ans à la tête de cette entreprise créée en 1980 et détenue à 100% par l'État. Mais, affaibli par la maladie, il n'est plus apparu en public depuis près de trois ans. Et son épouse a pris les commandes.

« Juriste de formation, Nathalie Moudiki (née Ada Engamba) avait intégré la SNH en 1998 comme simple cadre. Elle y dirigeait les affaires juridiques, avant d'être nommée conseiller numéro deux à la direction générale, devenant la première femme à occuper ce poste qui lui confère un droit de regard sur tous les contrats pétroliers »
.

Face à cette situation, le magazine nous informe que« la première dame a demandé à Ferdinand Ngoh Ngoh, il y a quelques mois, de préparer un décret portant nomination de l'homme d'affaires Franck Hertz à la tête de la compagnie nationale. Ce dernier n'est autre que le fils de Chantal Biya, issu d'une précédente union. Paul Biya a refusé de signer ce texte ».

Informée de cette démarche, « Nathalie Moudiki a perçu la manœuvre comme une tentative de l'évincer, elle et son clan ». Cette situation a conduit à un compromis en 2025, avec l’entrée de Franck Hertz au sein des conseils d'administration de Tradex Guinée équatoriale et de Tradex RDC.

Chantal Biya est revenue à la charge suite à la dégradation de l'état de santé d'Adolphe Moudiki pour relancer Franck Hertz dans la course. Ce qui n'est pas du goût de Nathalie Moudiki.

« Le 14 juillet 2026, lors de l'inauguration d'une salle de sport à la SNH, cette dernière a pris la parole devant les salariés. Quiconque continuera à « s'en prendre » à son époux ou au président Paul Biya (qu'elle a qualifiés d'« icônes » et de « monuments » de la nation) sera « sanctionné », a-t-elle prévenu.

« En arrière-plan, se dessine un enjeu crucial : qui contrôlera les ressources stratégiques du Cameroun au cours des années post-Biya? Depuis la réinstauration, dans la Constitution, d'un poste de vice-président, rumeurs et spéculations vont bon train. Chantal Biya intrigue pour que Franck Hertz occupe cette charge. Le chef de l'État porterait plutôt son choix sur son fils, Franck Emmanuel Biya, issu de son premier mariage. Quoi qu'il en soit, entre Chantal Biya et Nathalie Moudiki, le divorce semble consommé. »
, confie Jeune Afrique.

Source: www.camerounweb.com