Le couple Biya ne vit plus en odeur de sainteté. Paul et Chantal ne seraient plus vraiment si complices comme ils l'étaient il y a encore quelques années, lorsque l'idylle était au summum, c'est ce que semblent faire comprendre plusieurs lanceurs d'alertes souvent bien informés.
Le président se trouve présentement en Suisse où il se fait traiter par des médecins au professionnalisme prouvé. D'après les informations qui nous sont parvenues ces dernières heures, l'état de santé de Paul Biya s'est aggravé à cause d'une attaque cardiaque qu'il a faite, nécessitant une mobilisation urgente et extrême.
Chantal Biya fait partie de la délégation qui a effectué le voyage vers la Suisse, mais elle a d'autres préoccupations, ne passant pas beaucoup de temps auprès de son époux. Des rumeurs indiquent même qu'elle est soupçonnée d'entretenir des relations extraconjugales depuis quelque temps, sous le nez de son mari qui n'a plus la force de dire ou de faire quoi que ce soit.
C'est dans cette direction que s'inscrit une confidence du lanceur d'alertes Boris Bertolt. À l'en croire, Paul Biya aurait ordonné de discrètes enquêtes visant des personnalités soupçonnées de convoiter son épouse Chantal Biya. L'investigation aurait été confiée à des hommes de confiance au sein du sérail pour suivre discrètement la première dame et observer ses moindres mouvements.
Il en ressort de l'analyse que, parmi les personnalités redoutées, se trouvent Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d'État et secrétaire général de la présidence de la République depuis décembre 2011, un personnage ultra-influent au cœur des équilibres et des luttes de succession au sommet de l'État.
On parle également d'Urbain Olanguena Awono, un ancien ministre de la Santé publique du pays, tombé en disgrâce et incarcéré de longue date dans le cadre de l'opération anticorruption dénommée Épervier. Ainsi, le sommet de l'État ne serait pas seulement agité par la grande bataille de la succession, mais aussi par des zones d'ombre plus intimes.
D'autres noms sont cités, comme Oswald Baboke, Louis Paul Motaze, Laurent Esso, etc., sans pour autant être en mesure de délivrer des preuves solides pour les mouiller, mais on peut être d'accord sur un principe : il faut être sacrément culotté pour poser ses yeux sur la femme d'un président, même si cette dernière qui fait premièrement le pas.