Vacance au Sommet de l’Etat : Paul Biya bat le record de 50 jours à l’étranger

PAUL BIYA VOYAGE Image illustrative

Mon, 27 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

50 jours. Cinquante jours consécutifs hors du Cameroun pour Paul Biya. Un cap aussi vertigineux que tragique, un record historique jamais atteint en 44 ans de règne. Ce lundi, le compteur absurde continue de tourner, tandis que les assurances policées du ministre de la Communication, René Sadi, sur un « court séjour privé » s'effondrent face à la crudité des faits. Le précédent record datait de 2024, avec 49 jours d'absence. Aujourd'hui, la réalité ne se prête plus aux métaphores diplomatiques : c'est pour des raisons de santé critiques que le chef de l'État est cloué sur un lit d'hôpital, parfois contraint au fauteuil roulant, dans une clinique privée suisse. Il avait quitté le Cameroun en urgence après un malaise au Palais de l'Unité le 20 mai 2026. Le plus grave n'est pas seulement qu'il ne rentrera pas aujourd'hui ; c'est le spectacle d'un pays laissé en roues libres, administré en sous-main par un cabinet d'ombre – Chantal Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh, Oswald Baboke, Mvondo Ayolo – pendant que 30 millions de Camerounais observent, impuissants, le braquage de leur avenir.



Vacance au Sommet de l’Etat : Paul Biya bat le record de 50 jours à l’étranger

Ce lundi, un cap aussi vertigineux que tragique a été franchi. 50 jours. Cinquante jours consécutifs hors du Cameroun pour Paul Biya, le plus vieux président en fonction au monde. C’est un record documenté historique, un seuil absolu qu’il n’avait jamais atteint en 44 ans de règne. Et tout indique que ce compteur absurde continuera de tourner. Que reste-t-il alors des assurances policées du ministre de la Communication, René Sadi, qui évoquait les semaines dernières encore un simple « court séjour privé » ? La rhétorique officielle s'effondre face à la crudité des faits.

Son précédent record datait de 2024, avec 49 jours d'absence. Aujourd’hui, la réalité ne se prête plus aux métaphores diplomatiques : c'est pour des raisons de santé critiques que le chef de l'État est cloué sur un lit d'hôpital, parfois contraint au fauteuil roulant, dans la pénombre d'une clinique privée suisse. Après des traitements médicaux extrêmement lourds pour un organisme si vulnérable, il est physiquement incapable d'affronter le moindre voyage.

Il avait quitté le Cameroun en urgence et en catimini le 7 juin dernier après avoir fait un malaise au Palais de l’unité le 20 mai 2026. Dans ses dernières apparitions publiques, on voyait un Paul Biya affaibli, souffrant dans sa chaire, pris en otage et maltraité par sa propre épouse Chantal Biya qui l’a abandonné seul face à ses douleurs sur son lit d’hôpital helvétique pour aller en escapade avec son copain Eto’o Fils.

Le plus grave n'est pas seulement qu'il ne rentrera pas aujourd'hui ; c'est le spectacle inédit d'un pays laissé en roues libres. Paul Biya est le seul président au monde à déserté si longuement sa propre nation pour se terrer en Suisse -où sa fille oisive Brenda vient de s’offrir une luxueuse maison-, installant de fait une vacance du pouvoir qui ne dit pas son nom. Une situation d'autant plus révoltante qu'elle survient après deux hold-ups électoraux majeurs, marqués par le vol caractérisé des scrutins présidentiels consécutifs de 2018 et de 2025.

Officiellement âgé de 93 ans — dont 44 passés au sommet de l’État —, Paul Biya est désormais vaincu par le poids irrémédiable de l’âge et de la maladie. Il ne jouit plus, à ce jour, des capacités cognitives, physiques et intellectuelles indispensables à l'exercice de la magistrature suprême. Le Cameroun n'est plus gouverné : il est administré en sous-main. Dans les couloirs du palais d'Étoudi, le pouvoir a glissé entre les mains d'un régent de l'ombre, emmené par son épouse Chantal Biya et un pré-carré d'initiés — Ferdinand Ngoh Ngoh, Oswald Baboke, Cléopasse Medoulou et Mvondo Ayolo.

Pendant que ce cabinet d'affaires privées confisque les leviers de la nation, 30 millions de Camerounais observent, impuissants, le braquage de leur avenir. Jusqu'à quand un peuple entier restera-t-il suspendu au bulletin de santé d'un homme invisible, méchant , sadique, cynique, égocentrique détenu à des milliers de kilomètres de sa terre ?

Source: www.camerounweb.com