C'est terrible comme révélation tombée ces dernières heures dans l'affaire dite Martinez Zogo, ce journaliste tombée les outils de travail à la main. À l'époque, à Ebogo dans ce quartier connu de Yaoundé où son corps a été trouvé sans vie, mutilé et dans un état méconnaissable, l'émoi avait pris toute la population. L'homme de média avait été annoncé disparu des jours, kidnappé, lui qui était suivi par les éléments de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) commandés sur le terrain par Justin Danwe, lui-même aux ordres du patron Léopold Maxime Eko Eko.
Un autre nom qui est sorti, comme faisant partie des personnes qui savent quelque chose de l'assassinat de Martinez, est celui de Ferdinand Ngoh Ngoh. Mais sans que personne n'arrive réellement à le prouver. Les têtes comme Jean-Pierre Amougou Belinga, Stéphane Martin Savom n'ont pas eu la même chance, mais peut-être que Ngoh Ngoh va prochainement les suivre en prison.
Des accusations explosives ont sorti le bout de leur nez au cours des dernières heures. Le Capitaine Effoudou est en train de tout balancer. L'homme, qui n'est plus au pays, vide son sac avec des vérités qui secouent le sommet de l'État.
Dans une sortie médiatique d'une violence inédite depuis son exil, Romuald Effoudou, ancien chef du bureau des renseignements à l'état-major du président de la République, lance une information qui ressemble beaucoup à une bombe qui va éclater au cœur de Yaoundé et laisser des traces. Il désigne directement et sans aucun voile Ferdinand Ngoh Ngoh, le très puissant secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), comme le véritable commanditaire et l'assassin de l'animateur radio Martinez Zogo, dont le corps mutilé avait été retrouvé en janvier 2023 dans une stupeur totale.
Le Capitaine a gardé le silence pendant trois ans sur cette affaire, choisissant de frapper à un moment où la guerre de succession est encore très intense, avec notamment Ferdinand Ngoh Ngoh cité pour être l'un des potentiels candidats au poste de vice-président élu et donc dans une certaine mesure le futur président de la République. L'ex-officier du renseignement militaire, à travers ses aveux, dévoile des éléments clés sur les dessous du crime qui continue de bouleverser le pays.
À en croire ses explications, la piste menant à Ferdinand Ngoh Ngoh est incontournable, une révélation qui risque de tout chambouler alors même que le procès de l'assassinat se poursuit devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ces accusations frontales interviennent dans un contexte judiciaire très tendu, avouons-le. Récemment, un expert en cybercriminalité, auditionné par le tribunal de Yaoundé, a révélé que Martinez Zogo agissait en réalité comme un informateur pour Ferdinand Ngoh Ngoh.
Leur collaboration a-t-elle fini par devenir un problème à tel point que l'un veuille se débarrasser de l'autre ou Ngoh Ngoh, en sa qualité de professionnel de média, a dit quelque chose qu'il était censé garder secrète ? Autant de questions qui nous viennent à l'esprit. La seule chose raisonnable qu'on peut dire dans l'état actuel des choses, c'est que qui vivra verra.