La promotion de Raymond BEKO’O ABONDO ou la preuve que le SGPR ne pouvait pas être à l’origine de la mise en retraite d’Hector Tchemo

Ngoh Ngoh Général Tchemo Ok Image illustrative

Tue, 4 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

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La promotion de Raymond Beko'o Abondo à la tête de la Garde présidentielle serait la preuve que Ferdinand Ngoh Ngoh n'est pas à l'origine de la mise en retraite du général Hector Tchemo. C'est la thèse d'Albin Michel Njilo, qui voit dans les récents mouvements au sein des forces armées une opération menée depuis Genève par le président Paul Biya lui-même pour « baliser le terrain » pour une alternance au sommet de l'État. Le général Tchemo, adjoint du chef d'état-major René Claude Meka, était perçu comme un élément clé d'un réseau en quête du pouvoir, sociologiquement proche du conseiller stratégique du SGPR. Son départ à la retraite – et la promotion de Raymond Beko'o Abondo, commandant de la Garde présidentielle, au grade de général de brigade – seraient des signes de la volonté du chef de l'État de neutraliser les réseaux d'influence. L'analyse évoque également le blocage de la nomination du vice-président : Paul Biya aurait suspendu ce processus en raison d'une disposition capitale qui donnait au vice-président le pouvoir de constater la vacance du président et d'assurer l'intérim, une « tentative de coup d'État institutionnel » selon des politologues. L'analyste conclut que Paul Biya, depuis Genève, engagerait la neutralisation des réseaux pour préparer la transition, sans que le nom de Franck Biya ne soit évoqué, laissant la place à une « grande surprise ».



La promotion de Raymond BEKO’O ABONDO ou la preuve que le SGPR ne pouvait pas être à l’origine de la mise en retraite d’Hector Tchemo

Le président de la République aurait engagé de vastes mouvements de personnes au sein des forces de sécurité et de plusieurs autres services, l’objectif étant de baliser le terrain pour une alternance au sommet de l’État.

Retard dans la nomination du vice-président

Plusieurs mois après la création du poste de vice-président, le président de la République s’est abstenu de nommer celui qui devait assurer la transition, ceci parce que, dans le projet de création de ce poste, figurait un élément capital aux odeurs de coup d’État. Il était écrit noir sur blanc que le vice-président pouvait constater la vacance du président et assurer l’intérim tout au long du mandat.

Comme pour dire que le vice-président avait la possibilité de profiter du voyage du président en Suisse pour constater la vacance du pouvoir et assurer les sept années de mandat confiées au chef de l’État par le peuple.

Pour les politologues, c’était une tentative de coup d’État institutionnel. Le président Paul Biya a bloqué la nomination, malgré les agitations de certains de ses proches collaborateurs autour de ce poste.

Les mouvements dans le système

Depuis la Suisse, le président de la République, en toute sérénité, a engagé de profondes mutations qui ont commencé au sein des forces armées avec en toile de fond , la logistique de l'armée. Tout a commencé par la mise en retraite du général Hector Tchemo.

Adjoint au chef d’état-major Claude Meka, absent pour cause de maladie, il était perçu, dans nos analyses, comme un élément clé de l’un des réseaux en quête du pouvoir, car sociologiquement proche du conseiller politique et stratégique du SGPR. Il aurait même tenu des propos sur la santé du président.

Le SGPR ne pouvait donc pas être à l’origine du départ du général à la retraite.

Briser les forces des réseaux

Depuis quelques années, selon nos sources, plusieurs rapports provenant du Secrétariat général de la présidence, transmis au chef de l’État, demandaient le remplacement du commandant de la Garde présidentielle. Ce dernier refuserait toute forme d’allégeance.

Raymond BEKO’O ABONDO, qui s’est maintenu à ce poste, vient d’être promu général de brigade.

Parlera-t-on d’un nouveau désaveu du Secrétariat général de la présidence ? Les prochaines nominations dans les autres appareils sécuritaires vont nous renseigner.

Baliser le terrain pour Franck Biya ?

Depuis Genève, plusieurs mouvements sont annoncés dans la haute administration, y compris au sein du parti au pouvoir.

Par ces actes, le chef de l’État engagerait la neutralisation des réseaux d’influence afin de baliser le terrain au futur vice-président pour une transition politique.

Selon des sources diplomatiques, le président Biya n’aurait jamais évoqué une succession par son fils, contrairement à certains chefs d’État qui, au sein des diplomaties, préparaient l’acceptation de leurs fils.

Et c’est là que pourrait venir la grande surprise de l’homme-lion, qui préparerait le terrain pour un candidat pas trop connu du grand public.

Albin Michel Njilo

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Source: www.camerounweb.com