Un programme qui a du plomb dans l'aile
Françoise Puene est connue pour son style vestimentaire qui n’a souvent rien à voir avec celui d’une sénatrice. La Camerounaise est beaucoup critiquée sur les réseaux pour son extravagance. Pour cette entrepreneure qui se considère comme un multimillionnaire, un autre dossier vient s’ajouter à ceux qu’on peut qualifier de noirs.
Il s’agit du programme « Un étudiant, une plantation orientée vers le marché » de la sénatrice. Celui-ci est rattrapé par des dysfonctionnements, balance le lanceur d’alerte Boris Bertolt qui ne s’arrête pas là.
Le programme était présenté comme une initiative phare en faveur de l’entrepreneuriat agricole des jeunes camerounais. Il « traverse une zone de turbulences », selon la source. Cette dernière avance que des étudiants sélectionnés pour intégrer la sixième cohorte dénoncent une organisation qu’ils jugent défaillante, après plusieurs reports de leur départ pour la phase d’incubation prévue à Kribi.
Porté par la Filière banane plantain du Cameroun (FBPC) en partenariat avec l’Institut Hintel, avec l’appui des pouvoirs publics, ce programme ambitionne de former et d’accompagner des jeunes vers l’entrepreneuriat dans la filière bananier-plantain, un secteur considéré comme stratégique pour le développement agricole du pays, sait-on.
L’intervenant signale que « le 3 août 2026, les 52 étudiants retenus devaient quitter Yaoundé pour rejoindre Kribi, où devait débuter leur phase d’incubation. Le lancement de cette étape avait été largement médiatisé, en présence notamment de la sénatrice Françoise Puene sous les caméras de plusieurs médias ».
Mais, après plusieurs enquêtes, le voyage a tourné court quelques kilomètres seulement après le départ. Le bus transportant les étudiants serait tombé en panne alors qu’il circulait encore dans la ville de Yaoundé. Le chauffeur aurait évoqué une surchauffe du moteur avant de demander aux passagers de regagner leurs domiciles, avec la promesse d’un nouveau départ fixé au 4 août.
Le lendemain, « les étudiants se sont à nouveau présentés au point de rassemblement. Ils affirment avoir appris que le véhicule n’était toujours pas réparé et qu’aucune nouvelle date de départ ne pouvait leur être communiquée », lit-on sur le mur de Bertolt.
À en croire plusieurs bénéficiaires, continue-t-il, cette situation les plonge dans une profonde incertitude. « Certains expliquent avoir déjà informé leurs familles de leur installation prochaine à Kribi, persuadés que le départ était confirmé. Les équipements qui leur avaient été distribués auraient même été récupérés puis entreposés dans les locaux du campus, alimentant un sentiment d’improvisation », tient-on pour sûr.
Au-delà de l’incident mécanique, Bertolt souligne que les étudiants s’interrogent sur l’organisation d’un projet présenté comme une vitrine de l’accompagnement de la jeunesse. Ils estiment qu’un programme bénéficiant d’un soutien institutionnel aussi important devrait disposer de solutions de remplacement en cas d’aléa logistique, afin d’éviter de telles perturbations.
« Cette situation relance le débat sur la gestion opérationnelle des programmes publics destinés aux jeunes. Si les objectifs affichés de promotion de l’entrepreneuriat agricole sont largement salués, plusieurs observateurs rappellent que leur crédibilité repose également sur la qualité de leur mise en œuvre, le respect des bénéficiaires et une communication transparente en cas de difficultés », ne manque pas d’ajouter la source.
Surtout, c’est aussi Françoise Puene qui vient d’être attrapée dans ses nombreux mensonges, la fausseté qu’elle et les responsables du projet essayaient de faire passer est tombée et les vrais visages sont dévoilés. « Si vous ne pouvez pas faire quelque chose, dites le tout simplement au lieu de trainer tout le monde en bateau », condamne un internaute.