'Décès' de Paul Biya Jean-Bruno Tagne tire à boulets rouges sur la CRTV

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Wed, 5 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

L'interview accordée par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, à RFI continue de susciter des réactions au Cameroun. Après les critiques formulées par Shanda Tonme, le journaliste Jean-Bruno Tagne estime que les médias publics auraient dû être les premiers à recevoir les explications du gouvernement sur l'absence prolongée du président Paul Biya.

Sur ses réseaux sociaux, Jean-Bruno Tagne a vivement réagi à l'interview accordée par René Emmanuel Sadi à Radio France Internationale (RFI), au cours de laquelle le ministre de la Communication s'est exprimé sur le séjour en Europe du président Paul Biya. « Moi, DG de la CRTV, j'interdis tout commentaire de l'interview du Mincom à RFI sur mes antennes, jusqu'à ce qu'il nous accorde notre interview à nous ! Il faut savoir imposer le respect », a-t-il écrit.

À travers cette prise de position, Jean-Bruno Tagne déplore le choix d'un média étranger pour évoquer une question qu'il juge d'intérêt national. Selon lui, les médias publics camerounais, au premier rang desquels la CRTV, auraient dû être les premiers à recevoir les explications du porte-parole du gouvernement avant toute intervention sur une chaîne internationale.

Le journaliste n'est pas le seul à remettre en cause la stratégie de communication adoptée. Dans une tribune publiée ces derniers jours, le président du Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation (MPDR), Shanda Tonme, a également estimé que le gouvernement avait commis une erreur en privilégiant RFI. S'il a salué les clarifications apportées par René Emmanuel Sadi sur l'absence du chef de l'État, il a jugé qu'une intervention sur les médias nationaux aurait été plus appropriée pour répondre aux interrogations des Camerounais.

Ces réactions illustrent le débat suscité par le canal choisi pour une communication portant sur l'une des plus hautes institutions de la République. La question de la crédibilité des médias publics, souvent accusés de servir de caisse de résonance au pouvoir, est également au cœur de cette polémique.

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