Paul Biya aurait subi une intervention chirurgicale au genou pendant son séjour prolongé en Suisse. Selon Jeune Afrique, le chef de l'État souffrirait depuis plusieurs années d'une articulation usée par le temps, qui limiterait progressivement ses déplacements. Le gouvernement a fermement démenti toute hospitalisation, mais le magazine révèle que l'opération, qui impliquerait la pose d'une prothèse, aurait été recommandée de longue date par ses médecins. Un médecin camerounais, ayant requis l'anonymat, explique que le taux de réussite de ce type d'intervention dépasse 80 %, mais que la convalescence nécessite entre six et douze semaines. La guérison complète peut s'étaler sur six mois à un an. Des images récentes montrent d'ailleurs le genou droit de Paul Biya dans une situation laissant apparaître des difficultés de mobilité.
Jeune Afrique apporte de nouvelles précisions sur le séjour prolongé de Paul Biya en Suisse et sur l'intervention chirurgicale dont il aurait fait l'objet. Des images récentes montrent d'ailleurs son genou droit dans une situation laissant apparaître des difficultés de mobilité.
Tout aurait été mis en œuvre pour préserver le secret autour des raisons de l'absence véritable prolongée de Paul Biya. Le gouvernement a fermement démenti les informations faisant état de son hospitalisation, tandis que son entourage répétait les mêmes éléments de langage : « Le président n'est pas malade, il travaille ». Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, Paul Biya aurait pourtant subi une intervention chirurgicale au genou, une articulation qui le ferait souffrir depuis plusieurs années et qui limiterait progressivement ses déplacements. Cette opération aurait été recommandée de longue date par ses médecins, mais il aurait fallu attendre le moment jugé opportun pour le programmer.
Un médecin camerounais, ayant requis l'anonymat, explique que ce type d'intervention « implique généralement la pose d'une prothèse afin de renforcer une articulation usée par le temps, particulièrement chez une personne âgée ».
Selon ce spécialiste, l'opération peut être réalisée sans risques particuliers, quel que soit l'âge du patient, à condition que celui-ci soit en bonne condition physique. Le taux de réussite dépasserait 80 %. « L'intervention aurait même pu passer inaperçue si la convalescence n'était pas aussi longue », précise-t-il.
La récupération nécessite en moyenne entre six et douze semaines. Si l'autonomie de base est généralement retrouvée au bout de trois mois, la guérison complète ainsi que la récupération de la force maximale peuvent s'étaler sur une période allant de six mois à un an.