'Il y a trop de morts suspectes liées à cette compagnie'
Le capitaine ukrainien Dimitri Smirnov a été retrouvé mort, le 22 août 2026, à bord du navire Bourbon Liberty 234, sous-traitant de PERENCO. On constate plusieurs incohérences concernant le lieu et les circonstances du décès, ainsi que des interrogations sur le suivi médical, les assurances et les contrôles réglementaires des navires.
La société PERENCO dira-t-elle un jour la vérité sur ces drames à répétition ? C'est avec une vive consternation que nous avons appris le décès de Dimitri Smirnov, de nationalité ukrainienne. Il était le capitaine du navire Bourbon Liberty 234 (battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines), un sous-traitant de PERENCO.
Société spécialisée en ravitaillement de matériel technique pour les plates-formes offshore, transport du personnel, ravitaillement nutritionnel et logistique.
Le but de cette publication est de dresser un constat et de partager nos interrogations avec le peuple camerounais, et plus particulièrement avec nos autorités judiciaires.
- Pourquoi la société PERENCO semble-t-elle faire du flou artistique un mode de gestion des ressources humaines et des décès suspects au sein de ses activités ?
Après la mort de NDONGMO PASCAL dont le corps repose toujours à la morgue depuis un an, nous faisons aujourd'hui face au décès hautement suspect du capitaine Dimitri Smirnov.
LES INCOHÉRENCES MAJEURES DU DOSSIER
- Le lieu et la date du décès :
Le capitaine a été retrouvé mort dans sa cabine en haute mer (OFFSHORE) le 22 août 2026 par ses collègues. Pourtant, la réquisition officielle tente de faire croire que le décès est survenu alors que le navire était en attente au port de Douala, Bonabéri.
C'est faux : le navire est arrivé dans la nuit du 23 août, vers 2h30 du matin, avec la dépouille à son bord.
- Une manipulation des faits ?
La réquisition affirme que le bateau était à quai au port de Douala-Bonabéri (port d'embarquement Perenco) à un moment où le navire n'avait même pas encore accosté. S'agit-il d'une manœuvre pour dissimuler des preuves, effacer des indices et masquer la réalité d'un décès OFFSHORE? ??
De quoi PERENCO a-t-elle peur ? Pourquoi le mot décès OFFSHORE pose problème ????
- Le vide médical et réglementaire :
Le sous-traitant Liberty ne disposait pas de médecin de travail qui devrait être présent à l’arrivée du navire, contrairement aux obligations réglementaires légales.
Il n'existait aucune convention valide avec le médecin libéral de Perenco.
Rappel : PERENCO devrait normalement exiger que tous ses sous-traitants disposent d'un médecin du travail agréé avant de signer le moindre contrat.
LES QUESTIONS QUI DÉRANGENT : Les navires de cette compagnie sont-ils en règle ?
Les assurances sont-elles à jour ? Ces bateaux ont-ils subi les inspections réglementaires obligatoires ?
CE QUE DIT LA LOI :
Tout décès survenu hors milieu hospitalier est une mort suspecte jusqu'à preuve du contraire.
Il est obligatoire de réaliser une autopsie en bonne et due forme pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce décès, C'est sur cette base seule que le médecin légiste pourra délivrer le certificat de genre de mort nécessaire au rapatriement du corps.
NOTRE APPEL À L'ACTION :
Il y a trop de morts suspectes liées à cette compagnie. Nous demandons l'interpellation rapide des responsables pour déclarations mensongères, manipulation de preuves, faux et usage de faux.
Par ailleurs, nous saluons le professionnalisme de la société Cameroun Assistance, qui a fermement refusé de se déplacer sans la présence des autorités judiciaires (OPJ) et du médecin légiste pour effectuer les constatations d'usage dès 6h du matin.
En attendant le rapport légiste final, nous exigeons fermement que justice soit faite.
Patrice Nouma Freeman